ECUEIL

DES PROGRAM MES

DES OPÉRATIONS

CHIMIQUES ET PHARMACEUTIQUES

QUI ONT ÉTÉ EXÉCUTÉES AUX JURIS MÉDICAUX Pendant l’année i8i5, sous la présidence du Professeur

A PARIS,

ÎBARROIS, LIBRAIRE, rue haute-feuille. GABON , LIBRAIRE , place de l’école de médecine.

On trouve chez les mêmes Libraires quelques exemplaires Recueils des années précédentes.

TABLE ALPHABÉTIQUE

Des Formules et principaux Objeis contenus dans les Programmes chimiques et pharmaceutiques de Vannée i8i5.

.A.CÉTATE d'ammoniaque . .

- **- de potasse. . . .

* - - de zinc. ....

Acide acétique. .....

- - succinique . . . , .

AIMANT arsenical de Sala . .

ALCOOLAT ammoniacal huileux. - de bois de Rhodes .

- de camomille., . .

- sücré. . .

de feuilles de laurier cerise de myrrhe composé. . .

de ravensara. ....

Prog. N0..

- sucré .

Arsenic , observations sur les substances arsenicales. .

ArseniTF. de soude . .

Badiane , eau , extrait , sirop. .

Baume opodeldoch . .

Bois de Rhodes, eau , extrait , sirop .

Bols de seilie nitrés. . .

Cacao , sirop .

CAMOMILLE, alcoolat , eau , extrait, huile. . . . " L

Carbonate de potasse ...........

- de soude . .

Cérat amygdalin . . . . . .... . . . .

- de blanc de baleiné Y . .

Charbon animal , ou des" os . . . . . . . . .

37 8, 10

25

27-

14

16

33

9 18 j 5

3 26 10 6, 27 3o

Citrate ammoniacal .

( 2 )

. Prog. N°.

- de potasse . .

Corne de cerf en poudre. . ... . . % . . -

CRYSTAüX de lune . . . . . .......

Décoloration du vin rouge par le charbon animal . .

DéCOCTüm et gelée de corne de cerf . . . * . . .

- - - » de serpentaire avec l’acétate d'ammoniaque . ^

DrssOLUTUM alcoolique d’indigo '

- - > aqueux . . .

- muriatique de fer . . .....

- nitrique d’argent . .

- - - de bismuth . .

- - sulfurique d’indigo .... . . . .

Distillation de copahu . .

- - - - de la corne de cerf. . . . . . . .

Eau d’amandes , amère , alcoolisée. . . . . . .

. de canelle , dite orgée , . . . . . . .

distillée d’ahsinthe marine. . *. . . . . .

- d’amandes amères. .. . . . . . .

__ - de bois de Rhodes ........

- de camomille '. . . ^ .. . . .

_ _ _ _ _ l’aurier amandier . . ... . . .

- - . - - de menthe . . . . . . , - . . .,

- et extrait d’absinthe . . .

- - extrait et huile volatile de badiane . . .

- . - de sassafras. . .

- - - - de semen contra . . . . . . . . .

- - de valériane. ...... .. . . .

, éthérée camphrée . . .. . . ., . . . . .

Electuaire de safran composé . . . . . .

Elixir de Garus. . . . . . . .

Emplâtre d’ André de la Croix .......

. - - de cantharides. .

- , - diachylon gommé . .

- - - - ; < - simple. . . . . . . . . .

- diapalme . . . . . . . . . ...

- - gros de plomb avec l’huile de cacao. . .

- - - de ricin ....

- gros de plomb ordinaire. . . . . .

- - de mélilor simple ^ . ... . . . .

~ 1 - d.’oxide mercuriel . .

33

33

33

9

4

4

8

7

29.

4

2 4 -33

1 1

6

2

1 3

2l

i5

i.6, 23 7- n 22 25 24 20 27 20

10

3t, 12

ii, i3 1 1

3o

18

(3)

Emplâtre d’oxyde de plomb. ... ; : Prog. N°.

- - - - . - avec l’adipocire ou blanc de

baleine. .. . . . . .

- . - - avec la cire . . . .

- - r : : : - et de cuivre . . ...

- - . - avec les gommes résines . *9>^2

* _ - - - - avec l’huile d'œuf. ... 2^

- . - - - - . - saponacée. . . *7

- - : - et de zinç ...... 10

- - résineux simple ..........

. - - de résine et d’élemi. . .

- simple d’oxyde de plomb . . . . . .

ESPRIT de camomille . . . . . ..... .

- - volatil aromatique , huileux de SvLVIUS

Ether acétique . . 10,.

- - benzoïque . . . . .

- camphré. . . ... . . . . . . .

- muriatique . .

- sulfurique . . . . . . . . . 2i

EXTRAIT d’absinthe marine. . . . .

- - d’angélique. . . .

_ - d’amandes amères . . .

- ^d’arnica . 11

- - - alcoolique de feuilles de laurier cerise. ... 20

_ _ - de noix vomique . . 5, 23

_ aqueux de noix vomique par décoction. . . 22

. . . . . infusion . .

_ _ de badiane . . . . . . .

_ _ de bayes de sureau . . . . .

_ blanc de réglisse. . . . .

- - - de bois de Rhodes .

- ^ de botrys. ..... . . . . . .

_ _ de camomille . . . .

- - de cascarille .

- ! - - de chéiidoine ,. . .

- - - de chicorée. ... . ... ...

_ de chiendent. ... . . . . . . . .

_ _ _ _ d’estragon,. ........... ^

- - d écorces de chêp.e ......... 9

- d’énula.cajnpana, . .. . . ,17

_ de fcnu grec. ... . . 27

_ _ de genièvre . . . - ^

16

27

j4

33

29

20

17

i5

3i

28

3i

26

25.

i3

U)

Extrait de gentiane . : ; . Prog. N.

_ d’hellébore noir . . .

_ _ _ _ ; _ de houblon. . . . .

- de laurier amandier. . . .

_ _ de menthe. . . . . . . .

- - de myrrhe aloësé .

- d’opium . .

- dirracines d’énula campa na . .

_ de sassafras . .

Fécule verte des plantes. . . . .

Galbanum , huile distillée. 1 . .

Gelée de corne de cerf à l’absinthe. . , . . . . . .

- - de lichen d’Islande. . . . . . . . . . .

- de salep . . .

Graisse colorée par la fécule, verte des plantes. . . .

- oxygénée. . .. . . , . . . . . . .

Huile de cacao , vulgair. beurre . .

- - - - - sa coloration par la fécule verte .

_ ; _ de camphre . . . .

- de galbanum. . . ...........

: _ de mastic.: ... ....... . . .

_ d'œufs. . .

- saponacée , tirée de L’emplâtre d’oxyde de plomb. .

- saponifiée ou désaponée . . .

_ _ volatile d'absinthe. . . . . . . ...

- - - - de bois de Rhodes. ........

_ de camomille^ . .... ... .

_ _ _ _ de laurier, amandier . . . . . . . .

Infusum aeéteux de castoreum composé. . . . . .

_ _ de colchique . . . . . . . . ..

_ _ de scille . . . . .. . . . . .

- - - alcoolique d’absinthe, marine. .....

- - - - « . d’angélique. . . . ■. . . . .

- - - - de bois. de Rhodes. . . . . . .

_ _ de cane! le . . . . . . •- .

- - de colchique . . . . . . .

- de i-ureuma. . . . . . . . .

- - - - - defenu-grec •. . ... . . .

_ _ dejalap. ..........

_ d’iris . .

- - ; - - de muriate de fer. . ...... .

i9, 23 3o 29

27

10

24 7> iti

a. 16 8, 21 12 22

12

7

16

9

28

20 29, 3o

3

9

10

4

24

(S)'

INFUSUM alcoolique de noix vomique . . . Prog. N°.

_ _ _ _ de réséda composé .

_ de résinoïde d’indigo ....

- - - - de santal composé .a

- de savon. ... .

_ _ _ de tolu . . .

- de vanille . . -

. - de cantharides dans le petit lait .

_ éthèré d’absinthe marine . .

_ . _ de candie composé, . ....

_ de cantharides . . . .....

- huileux de benjoin. . ' .......

_ _ _ de .cantharides .......

- - de Tenu grec . . . . .,...•

t*- - t - de mastic ... . . . ...

- =* théré.beotiné île caniharides .7 . . ' .

- - vineux d’amandes composé. ... . . » . .

1 - - - d opium ..... . ....

Laudanum liquide de Sydenham. ......

Lessive des sa voiliers. ....... 1 .

LlNlMEN'r sav.oneux camphré . . ...... . -

LîQfüEUR probatoire . .

Magnésie .calcinée ou décarbonaiée ........

MfcLLITUM acéteux de cuivre.. . .

MuCîLAGE de guimauve . .... . . . . . . *

- - «-.de. lichen d’Islande . . , . . , . . .

MuriàTè d’antimoine par sublimation . . . . .

"Nitrate d’argent cryslallisé . .

< - - - fondu . . ... . . ....

- - liquide ....... . . .

- de magnésie. . ....

- - - de mercure ammoniac.al. . . . . .

- - de soude. ...........

Noix vomique, séparation^du principe amer par l’alcoo

Onguent des apôtres .

- de. benji un . . . . . . - . ...

_ de cantharides ... . . '

_ _ préparé avec l’infusum séreux

- ! - eitrin .... . . . . .

_ _ Je pierre ealaminaire . .

_ _ thérébentiné de cantharides. . . . . .

5 B

3 a ! 3 3i 12 33 8, 3s 3

26

9

25, 2b

6 24

Br *7

10 5

10

10

18

33

3i

27 r 8 8

3i

7

3o

22

33

8

32

3r

9

;(6)

OXYDE d’antimoine hydro-sulfure brun . ; Piog. N°.

- - - par la soude.

_ ! _ - _ : - - - ____ - -—en propor¬ tions différentes. . .

- - r - - par la potasse .

- blanc de bismuth. ...

_ . rouge nitrate de mercure . .

_ de zinc . .

OxydULE noir de mercure.1 ...

Pastilles d’anis . ••'••••

- , - aromatique de santal ou cachundé ....

_ _ au beurre de cacao

- de baume de tolu .

- de cachou .

_ _ _ à la fleur d’orange. •.,•••

: _ - ambrées. . . »

- - de chocolat . .

- - - - - - à la vanille . .

- d’extrait de quinquina . .

- - de guimauve . . .

_ d’iris. ... . . . '. . .

_ . _ _ de lichen. . .

_ de macis. . - . .

_ _ de menthe anglaise . .

- - de quinquina . . . . . . .

_ « - de toiu . ... . . . . . . .

_ _ _ de vanille , . . . . .

_ - - - musquées . ........

PaTE d’ache . . . . . . - - . .

_ _ _ d’amandes avec le sucre ... . ...

_ de cacao sucré, chocolat. . . . . . . .

- - de guimauve . . . .

_ : de lichen d’Islande . .

- de réglisse .............

- - - noire. . .... . . . . .

Petit lait clarifié. . . . . . . ... . . . .

; - vineux. . .

PhoPHATE de soude . .

Pierre à cautère . . . . . . ... . . . - .

« - divine ophtalmique. . . .

r— - infernale . .

3 2 ao

20

16

28

8

i3

33

8

6

7

7

4, 8 9

2, 18 i3

5, 13 1,9, 23 3a 18 24

3 2 i4

 8 J9 3? 7. !9

( 7 )

Pilules benzoïques d’ammonium 1

- de bistorte-, opiacées. . .

: - de gamboge , composées . ., . . . . . .

_ helléborées . . ... . . . ... .

_ - hydragognes de BONTIUS. . .

_ de mercure et de scammonée. ......

_ de myrrhe, opiacées.- . .... ... .

- * - d’oxyde mercuriel et de scammonée. . ...

_ toniques de Bâcher . . . .

POMMADE avec rinfusüim de cantharides dans le petit lait.

- mercurielle. . . . . . .

_ ! de romarin ammoniacée . . .

- - - Je scille et de digitale . ; . ...

Potasse caustique . .

Potion camphrée . . . . . .

- - de noix vomique. . . ... . . .

- - de résine, de gayac . .

Poudre de chêne composée. . . . . . . . , .

- de DOWAR . .

- d ip.écacuanha opiacée. . . . . . . . .

- pour préparer extcmporanémerU les ptisanes . .

_ _ _ de racines de bella dona . . . . . . .

- saline effervescente . . . . .. . . . . .

Précipité rouge . .

PRUSSIATE de chaux avec les amandes amères ....

- - préparée avec l’eau de laurier amandier

Pulvérisation de l’étain . . . ,

- du zinc. . . . . . . . . . .

Réglisse , sirop , pâte. ...........

RÉSINOIDE d’indigo . .

SAVON acétique éthéré . .

- - - de copahu. . . .

- éthéré camphré . ;

_ de graisse ou de suif . . .

_ d'huile de ricin . .

- - de jalap . . *

- médicinal . , . . . .

- avec l’huile saponifiée. .....

- sulfuré de potasse .

- - de soude . ;

24

8

i4

3o

i4

9-

3o

32

8

9

29

29

5

io

i3

i

15

16

n

24 1 1 33 12 i3

i8

i8

3

28

3x

Sel de signette.

(S)

SlROP d’absinthe par décoction et distillation. Prog. N°.

- - - - distillation. .

- d’althea ou guimauve . . . . . . . . . . .

- - d’amandes , émulsif ou d’orgeat. . . . .

- de badiane .

- de bois de Rhodes. . . . .

_ _ de camomille .

. - - de canelle par infusion .

- de capillaire., ' . . . . . . . . - .

- - - composé. . . ... . .

_ _ à l’eau de rose . ' * .

- - d’écorces de citrons . . . . . ... . .

- - - d’oranges. . » . ... . . ... .

_ émulsif de cacao. . . . . . . . . . .

_ de fleurs d’oranger . ' . .

_ de gomme adragant . . . . . . .' . . .

_ _ de guimauve. . . ... . .

- par infusion .

- de menthe . . . . .

. - - de inou de veau. . .

_ .d’orge. . . .

_ de pistaches . .

- de quinquina à l’eau froide '......».

- - - par infusion. . .

__ de racines de fenouil , par infusion et décoction. .

_ _ de raifort composé. . . . . . . . . . .

_ _ de réglisse . . .

- de safran ... . . . . . . . . . . .

_ de sassafras . . . . . . » . . . . .

_ tartarique aromatisé .

- de tolu . .

- de vanille . . .

SOXUTUM alcoolique et savoneux d’antimoine. ... .. - nitrique de camphre.

- de soude ou soude caustique. ......

SûUFBE doré liquide. ... . » . . . .

Sous carbonate de potasse ..........

SUCCINATE d’ammoniaque concret .

» - liquide . . . . . . .

Sucre rosat . . . .

SyiFATE de cuivre . .

26

26

9

6, 27

9

5

iS

-33

24

4

3i

28

'S2

3b

i4

i3

1 7 20

12, r5

i4

28

7 18 28 20, 32 25 20

27

28

( 9 )

SULFATE de cuivre et d’alumine nitraté . . Prog. N°.

- - - - - ammoniacé. .......

- de fer. . ... . . . . .

- - - de zinc . . . . . . .

Sulfure arsenical antimonié .

- - de chaux ... . * ; , . . .

: - - et d’arsenic . .

- d’étain ............

- - - hydrogéné de soude. . .

- de potasse ...........

_ _ _ _ _ de sonde . . . . . _ ...

Tablettes au citron. .

- à la rose. . . . . . . .

_ de tolu acidulées. ... . ...

- au vinaigre framboisé. . . . . . , .

TartraTE ammoniacal de potasse . .

. : - - - de soude potassé. ...... .- . .

TERRE-foliée de tartre. . . . . . . . ...

VERT végétal artificiel. . . .

Vinaigre distillé . . . . . . . .

ZlNC, pulvérisation . . . . .

3i

5

23, 29 16 2

31

3 1

4

28

32 28

10, 23

3 o 32 8, 10

4

17

16

FIN.

PROGRAMME

DES OPÉRATIONS

CHIMIQUES ET PHARMACEUTIQUES

PROPOSÉES

PAR LE JURY MÉDICAL

DU DÉPARTEMENT DE LA SEINE -INFÉRIEURE,

POUR RÉCEPTION DE PHARMACIEN.

Octobre i 8 i 5.

JURY MÉDICAL

DU DÉPARTEMENT

DE LA SEINE-INFÉRIEURE.

M. C HAUSSIER , Professeur de la Faculté de Médecine de Paris j Commissaire-Président des Jurys de Médecine , Chevalier de la Légion d'honneur , Médecin en Chef de i Hospice de la Maternité et de l’Ecole royale Polylhecnique , Président du Jury.

M. Gosseaume , Docteur en Médecine , Membre de l’Académie royale des Sciences , des Belles-Lettres et des Arts , à Pi ou an.

M. Flaubert , Docteur en Chirurgie , Chirurgien- Ad joint de l’Hospice d’Humanité , Membre de l’Académie royale des Sciences , des Pelles-Lettres et des Arts , ( en remplacement de M. LAUMONIER malade ) , à Rouen.

M. Remy Taillefesse , Membre de l’Ordre de la Réunion , Adjoint au Maire ; Pharmacien à Rouen.

M. Lechandelïer , Pharmacien à Rouen.

M. Dubuc , Membre de l’Académie royale des Sciences , des Relies^ Lettres et des Arts de Rouen , et de plusieurs Sociétés savantes ,) Pharmacien à Rouen.

M. Robert , Pharmacien en chef de l’Hospice d' Humanité , Membre de l’Académie royale des Sciences , des Belles-Lettres et des Arts , à Rouen.

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(*$/? e^> (&> (&> c$f> (&> vfjfa efjp c^o e|jj*) e^f)

O P É R A TI O N S

CHIMIQUES ET PHARMACEUTIQUES

PROPOSÉES PAR LE JURY MÉDICAL

DU DÉPARTEMENT D.E LA SEINE-INFÉRIEURE.

SIROP D’ALTHEA.

( Ph. L. 1809, )

Racines fraîches d’althea.. .7 . 7 . 7 g S grammes)

Snci’e purifié . . . 36y

Eau, . . . 1000

On fait bouillir les racines eontusées avec l’eau jusqu’à réduction à moitié ; et , lorsque le decoctum est refroidi , on 'passé avec expression et on laisse reposer pendant vingt- quatre heures , pour séparer les fèces ; alors on tire la liqueur au clair , on y ajouté le sucre et on fait cuire en consistance convenable.

A

PASTILLES DE VANILLE.

Vanille en poudre très-fine . 24 grammes.

Sucre en poudre . . i25

Mucilage de gomme adragant . O. S.

On mêle , selon l’art , pour former une pâte que l’on e'tend également , que l’on partage en tablettes rondes ou quarre'es , du poids de quarante-deux à cinquante-trois centigrammes.

INFUSUM ACÉTEUX DE SCILLE. Acetum Scülœ ( Ph. Lond. 1809. )

Scille récemment desséchée. . . . 62 grammes.

Vinaigre . . . . . 36y

Alcool faible . . . 22

On fait infuser, pendant vingt-quatre heures , à une douce chaleur, la scille avec le- vinaigre; on passe ensuite avec ex¬ pression ; et , après avoir séparé les fèces , on y ajoute l’alcool. INFUSUM ALCOOLIQUE DE JALAP.

Tinctura Jalapœ. ( Ph. Lond. 1809. )

Jalap concassé . 128 gramme».

Alcool faible. . . 49°

Infuser pendant quatorze jours à la température de l’atmosphère et couler.

(5)

MELLITUM ACÉTEUX DE CUIVRE. Linimenlumœruginis. (Ph.Lond. 1809.)

Oxyde acétate de cuivre (vert-de-gris). . . 3i grammes.

Vinaigre . 2i5

Miel écumé . 42^

Après avoir fait fondre le verdet dans le vinaigre , on passe a travers un linge , puis on y ajoute le miel que l’on fait cuire jusqu’à consistance convenable.

EAU DISTILLÉE , HUILE VOLATILE ET EXTRAIT DU LAURIER-AMANDIER.

( Prunus Lauro-Cerasus . )

On remplit la cucurbite d’un alambic de feuilles fraîches de laurier-amandier; on y verse une assez grande quantité d’eau pure ou de rivière pour remplir la moitié de la hauteur de la cucurbite ; puis , apres avoir exactement lutté l’appareil , on pro¬ cède à la distillation, en se bornant à retirer le tiers de l’eau que l’on a employée.

Le produit de la distillation est une liqueur qui d’abord est laiteuse , mais s’éclaircit peu-à-peu et laisse déposer une huile citrine plus pesante que l’eau , d’une odeur suave de noyaux.

Pour obtenir l’extrait , on prend de ce qui reste dans l’alambic on passe avec expression ; on filtre puis on fait évapôrer à la chaleur du bain-marie jusqurà consistance de miel épais,

PRUSSIATE DE CHAUX

Préparé avec Veau distillée de laurier-amandier.

Eau distillée de laurier-amandier . . 1000 grammes.

Chaux délayée dans de l’eau en consis¬ tance de bouillie . . ioo

On met ces deux substances dans un bocal ; on les mêle ; on les agite de temps en temps , et , après douze à quinze heures de repos, on filtre à travers un papier et on conserve la liqueur dans un llacon , que l’on a soin de bien boucher et de garantir de la lumière,

La liqueur filtrée , qui d’abord était claire et limpide , ne tarde .pointa se troubler , et , après quelque temps , il se forme sur les parois du vase une foule de petits crystaux , et la liqueur reprend sa première transparence ; et alors est propre à être employée comme moyen réactif. Ainsi on prend de la dissolu-, tion de muriate de fer ; on y verse de cette liqueur; on agite le mélange , et il s’y forme un précipité plus ou moins coloré. Souvent ce précipité n’est pas d’abord d’un beau bleu , parce que l’excès de chaux précipite en même-temps de l’oxyde de fer ; mais en versant sur le précipité quelques gouttes d’acide muriatique bien pur qui dissout l’excès de chaux , le pré-, cipité prend aussitôt une belle couleur bleue,

GELÉE DE ÇORiNfE DE CERF A L’ABSYNTHE.

On prend ioo grammes de bois ou cornes de cerf râpées ; on les fait bouillir dans 660 grammes d’eau de rivière , jusqu’à réduction à un quart, et on passe avec forte expression ; on

( 7 )

prend ensuite la colature ; on la clarifie avec, un blanc d’œuf et 3o grammes d’infusum vineux d’absynthe ( vin d’absynthe ) , et lorsque la liqueur est bouillante , on y ajoute douze gouttes de l’infusum alcoolique d’absynthe ( teinture d’absynthe ) : alors ori passe de nouveau , et on ajoute dans la colature encore chaude 60 grammes de sirop de violettes , et lorsque le mélange est exact , on y verse peu-à-peu quelques gouttes de solutum de sous-carbonate de potasse , ce qui donne à la préparation une couleur verte : enfin , on verse le tout dans mi vase approprié , que l’on met dans un endroit frais pour prendre par le temps et le refroidissement la consistance gélatineuse.

Ces differentes opérations seront exécutées et présentées au Jury médical du département de la Seine-Inférieure , le 7 octobre i8i5 , par Jean REFUW'EILLE , natif de Montjoie ; domicilié à Elbeuf , département de la Seine-Inférieure.

:: Û

i

mÊÊ-j ' '

PROGRAMME (pc».)

DES OPÉRATIONS

CHIMIQUES ET PHARMACEUTIQUES

PROPOSÉES

PAR LE JURY MÉDICAL

àU DÉPARTEMENT DE LA SEINE -INFÉRIEURE,

POUR RÉCEPTION DE PHARMACIEN.

A ROUEN ,

Chez P. PERIAUX , Imprimeur du ROI , de la Préfecture et du Jury me'dical , rue de la Yicomtd , n°. 3o.

Octobre i 8 i 5.

JURY MÉDICAL

DU DÉPARTEMENT

DE LA SEINE-INFÉRIEURE.

M. Chaussier , Professeur de la Faculté de Médecine de Paris Commissaire-Président' des Jurys de Médecine Chevalier de la Légion d’honneur , Médecin en Chef de l’Hospice de la Maternité et de l’Ecole royale Polyt.hecnique , .Président du Jury.

M. Gosseaume , Docteur en Médecine , Membre de l’Académie royale des * Sciences , des Belles- Lettres et des Arts , à Rouen.

M. Flaubert , Docteur en Chirurgie , Chirurgien-Adjoint de l’Hospice d’Humanité Membre de l’Académie royale des Sciences , des Belles-Lettres et des Arts , ( en remplacement de M. Laumonier malade ) , à Rouen.

M. Remy TAillefesse , Membre de l’Ordre de la Réunion , Adjoint au Maire , Pharmacien à Rouen.

M. Lechandelier , Pharmacien à Rouen.

M. Dubuc , Membre de l’Académie royale des Sciences , des Belles- Lettres et des Arts de Rouen , et de plusieurs Sociétés savantes ; Pharmacien à Rouen.

M. Robert , Pharmacien en chef de l’Hospice d' Humanité Membre de i Académie royale des Sciences , des Belles-Lettres et des Arts ,, à Rouen. .

OPÉRATIONS

CHIMIQUES ET PHARMACEUTIQUES

PROPOSÉES PAR LE JURY MÉDICAL

DU DÉPARTEMENT DE LA SEINE-INFÉRIEURE.

SIROP D’AMANDES ou ÉMULSIF,

Com. Sirop d’Orgeat.

Amandes douces récentes et mondées. . .. . •> 90 grammes.

amères. . . ;.. . - 3o.

Décoctum d’orge mondé et passé. ...... .5 00

Sucre blanc... . ............... 1 . . 800:

Eau de rose . . 36

Alcoolat citrique . . . . 8

La manipulation pour la préparation n’est pas la même dans toutes les officines ; le plus ordinairement on se contente de faire une émulsion avec les amandes èt de l’eau simple , puis on la met dans une bassine avec le sucre , et on lui fait prendre un bouillon ; mais dans les ph^i’m&eies qp doit , y prpcéder de la manière suivante : i, , , )

Après avoir préparé un défeoctum d’orge et mondé les, amandes ; en les laissant tremper pendant six ou sept heures dans dp l’eau fraîche , efcnon pas chaude et bouillante , comme on Iq fait ordi¬ nairement , on pile lès amandes dans un mortier de marbre avec une partie du Suærey cè? qui est avantageux pcftir erdpêthex- ou - au -moins ïétârder la sépâratibiT déTa partie emulsive du sirop’ ,

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et lorsque les amandes sont réduites en une pâte molle , fine et homogène , on y ajoute peu-à-peu et en triturant le de'coctum d’orge, puis on passe avec expression à travers un blanchet ; alors on ajoute à la colature le 'restant1 du sucre que l’on fait fondre seulement à la chaleur du bain-marie ; enfin on aromatise avec l’eau de rose et l’alcoolat citrique.

HUILE DE CACAO, Com. Beurre.

On prend une quantité quelconque de graines de cacao , tor- rifie'es et mondées de leur ccorce et de leur germe ; on les pile ; on les broyé sur une pierre chauffée jusqu’à ce qu’elles soyent réduites en une pâte homogène. On délaye cette masse dans une cucurbite d’étain , avec suffisante quantité d’eau chaude , dont on entretient la température au bain-marie jusqu’à ce que l’huile surnage , et lorsque la liqueur se refroidit l’huile devient courette ; alors- on la recueille facilement , et , pour l’obtenir plus blanche , on la fait fondre de nouveau dans de l’eau chaude ; ce que l’on réitère autant qu’il est nécessaire.

PATE DE CACAO SUCRÉE , Com. Chocolat.

Cacao , Caraque. Theobroma Cacao. . , _

- , _ , ; de chaque. i5oo gram.

Cacao des Isles . )

Sucre blanc . . . 5ooo

Canelle fine..

Vanille. . . .

On torréfie les graines de cacao ; on les monde de leur écorce et de leur germe ; on les pile ensuite avec le sucre t dans un

| de chaque.

95

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Mortier de fer chauffe' ; puis on les broyé sur une pierre échau ffée- , et dont on entretient la chaleur par un réchaud placé au-dessous.; et, lorsque la masse est réduite en une pâte line, homogène , on la remet dans un mortier légèrement chauffé on y ajoute la canelle et la vanille que lron a réduit en poudré fine , en les pilant avec une - portion du sucre : enfin , on remet le mélange sur la pierre ; on le broyé de- nouveau , et on le 'met dans de s moulés il prend en réfroidissânt uüe dureté. Quelques-uns suppriment ou diminuent les doses de canelle et de vanille pour faire ce qu’ils appellent chocolat, de sanlé ; mais si la pâte de cacao est privée d’aromates, elle est beaucoup moins diges¬ tible , et par conséquent moins propre à la santé.

PASTILLES DE CHOCOLAT.

Siicre pulvérisé. .... . 600 grammes.

Chocolat lin et râpé ... ... . . . .,.<490

Infusum alcoolique (essence) deryanille. . 8

On fait d’abord, avec l’essence cle vanille cl une partie du sucre, un oleo-saccharum , puis on y ajoute successivement restant du sucre et le chocolat qui doit être râpé très-fin ; on mélange exactement ces Substances pour en. former une poudre line et homogène. Alors, pour en former des pastilles , on chauffe un grand mortier de fer , soit en l’entourant de quelques char¬ bons allumés , soit en y versant de l’eau" boüillârite , et lorsque le mortier a acquis une certaine température , on y met , soit la totalité , soit une partie de la poudre , et on pile fortement en ajoutant quelques gouttes d’eau de fleurs d’oranger ; et lors¬ que le mélange forme une masse homogène bien liée , d’une consistance pâteuse , on l’étend sur un marbre que l’on a légè¬ rement enduit d’huile d’amandes douces , et on la divise, soit

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en quarrés, soit en rondules, avec l’èmporte-pièee , ét oh l»s fait sécher à une chaleur très-douce.

GELÉE DE LICHEN D’ISLANDE.

Lich en d’Islande mondé et préparé . 3o grammes.

Eau de rivière. 3oo ,

On fait cuire S. À. jusqu’à ce que la liqueur ait acquis une Consistance gélatineuse , et qu’en l’exprimant fortement elle puisse fce prendre en une masse tenace.

PASTILLES DE LICHEN.

Gelée de lichen ( ci-dessus indiquée. ) . 60 grammes.

Sucre en poudre. . . . . 240

Gomme arabique . . . . . . . 7

Gomme adi'agant ...... ... ... ... . .’ . 5

Extrait d’opium. ................ . . . . . . . f

Esprit de citron . . . 3o gouttes.

, Pour faire S. jA. une masse uniforme que l’on divisera en ron~ déliés du poids d’un demi-gramme chacime.

SULFURE ARSENICAL ANTIMONIÉ.

Magnes arsenicalis angeli salce.

Soufre . )

Sulfure d’antimoine . > de chaque 62 grammes.

Acide arsénieux. . . . . J

On pulvérise séparément chacune de ces substances; on les mélange., on les met dans un creuset que l’on bouche et que J’qh place au milieu d’un fourneau allumé ; et lorque la masse est bien fondue , on la coule sur un marbre légèrement huilé.

ARSÉNIATE DE SOUDE.

On prend 60 grammes d’acide arsénieux ou oxyde blanc d’arsenic en poudre ; on le met dans un vase de terre avec 1000 grammes d’eau distillée , et l’on fait bouillir pendant quelques minutes jusqu’à la Solution complète de. l’acide arsé¬ nieux ; alors on y ajoute peu-à-peu , et jusqu’à parfaite saturation * du carbonate de soude ; puis on retire le vase du feu , on laissse refroidir la liqueur , on la filtre , on fait évaporer lentement jusqu’à pellicule , et on obtient , par le repos et le refroidisse¬ ment , l’arséniate de soude cristallisé ; mais , comme dans cette préparation il importe d’avoir le sel parfaitement neutre , on le dissout dans de l’eau distillée , froide ; on filtre ; on procède à une nouvelle évaporation et cristallisation.

ETHER SULFURIQUE , .

rAutrefois Ether vitriolique , AEthcr seu liquor manchini, liquor frobenii , naphta vitrioli.

On met, dans une grande cornue de verre, 1000 grammes d’alcool rectifié très-pur ( à 36 degrés ) ; on y vei'se peu-à-péù et par parties, ioôo grammes d’âcide sulfurique concentré ( à 66 degrés ) ; on agité la cornue avec précaution, parce qu’en se faisant , le mélange produit un dégagement considérable de chaleur; on place alors la cornue sur un bain de sable échauffé"; on y adapte une allonge, un grand récipient, et on lutte; alors on procède à la distillation avec l’attention de porter promptement la liqueur à une légère ébullition qu’il faut entretenir sans outre-passer.

Il passe d’abord un alcool odorant et presque pur, ; puis l’éther coule par stries oléiformes , qui s’attachent au sommet de

(8)

la comue, à son col , et se rassemblent dans le récipient qu’il faut avoir soin d’entourer de linges mouillés dans l’eau froide; et , en continuant l’opération , il se forme de l’acide sulfureux , qui se dégage sous la formé d’une vapeur blanchâtre , d’une odeur vive, pénétrante : enfin, on obtient une liqueur légère , hui¬ leuse, que l’on nomme huile éïhérée ou pyrogénée , et plus com¬ munément huile douce de vin ou de vitriol. Mais , comme pour l’usage médical , il importe d’avoir un éther pur , exempt d’acide sulfureux ; on doit arrêter l’opération avant d’avoir obtenu ces produits secondaires. Ainsi , lorsque des doses indiquées on a retiré mille ou douze cents grammes de fluide éthéré , au lieu de pldüsser l’opéra tiôh plus loin , on laisse éteindre le feu; on dé-' lutte le récipient , et on met à part ce premier produit pour procéder ensuite à sa rectification t opération qui a pour objet de dépouiller l’éther des portions d’alcool qui y sont mêlées, ainsi que de l’acide sulfureux ou de l’huile éther ée qui, malgré les attentions , pour¬ raient s’y trouver mêlées, et lui donner upe qdçur , une saveur étran¬ gère. Dizé avait propose, pour cet objet, de distiller l’éther sur l’oxyde noir de manganèse ; d’autres ont indiqué la chaux , la magnésie , les carbonates terreux ou alkalins ; mais , comme l’ont très-bien observé MM- Henry et Yallée, le meilleur moyen de rectifier l’ éther est d’y mêler un peu de soude ou de potasse que l’on a dissous dans un peu d’eau ; on agite le mélange ; on le distille ensuite à une très-douce chaleur , et on se borne à retirer seu¬ lement les quatre cinquièmes du fluide qu’on a employé : on obtient ainsi un éther très-pur, à 55 degrés du pèse-liqueur.

Ces différentes opérations seront exécutées et présentées au Jury médical' du département de la Seine-Inférieure , le 7 octobre i8ï5, parJ Eàn-Sen ATEUR LE B AUBE , natif de Monté* villiers , . département de la Seine-Inférieure , domicilié à Ingou - ville [ près Havre. '

PROGRAMME (<?C°3.) DES OPÉRATIONS CHIMIQUES ET PHARMACEUTIQUES

PROPOSÉES

PAR LE JURY MÉDICAL

DU DÉPARTEMENT DE LA SEINE -INFÉRIEURE,

POUR RÉCEPTION DE PHARMACIEN.

A ROUEN,

Chez P. PERIAUX y Imprimeur du ROI , de la Préfecture et du Jury médical , rue de la Yicomté , 3o,

Octobre i 8 i 5.

JURY MÉDICAL

DU DÉPARTEMENT

DE LA SEINE- INFÉRIEURE.

M. Chmjssier. , Professeur de la Faculté de Médecine de Paris 7 Commissaire-Président des Jurys de Médecine , Chevalier de la Légion d'honneur , Médecin en Chef de l’Hospice de la Maternité et de. l’Ecole royale Polythecniquer , Président du Jury.

M. Gosseaume , Docteur en Médecine , Membre de l’Académie royale des Sciences , des Belles- Lettres et des Arts , à Rouen.

M. Flaubert ( Docteur en Chirurgie , Chirurgien- Adjoint de l’Hospice d’ Humanité , Membre de l'Académie royale des Sciences , des Belles-Lettres et des Arts, ( en remplacement de M. Laumonier malade ) , à Rouen.

M. Remy Taillefesse , Membre de l'Ordre de la Réunion , Adjoint au Maire , Pharmacien à Rouen.

M. Lechândelier , Pharmacien à Rouen.

M. Dubuc , Membre de l’Académie royale des Sciences , des Belles- Lettres et des Arts de Rouen , et de plusieurs Sociétés savantes Pharmacien à Rouen.

M. Robert , Pharmacien en chef de l’Hospice d' Humanité , Membre de l’Académie royale des Sciences , des Belles-Lettres et des Arts , à Rouen.

c^) c^> <&> e$h e^) e&> c|jjs <$h t$h c-^)

OPÉRATIONS

CHIMIQUES ET PHARMACEUTIQUES

PROPOSÉES PAR LE JURY MÉDICAL

DU DÉPARTEMENT DE LA SEINE -INFÉRIEURE.

SIROP A L’EAU DE ROSES.

Eau de roses très-odorante. . 7 ... T ... 7 25o grammes.;

Sucre très-blanc . . 4?<>

On met l’eau de roses et le sucre concassé dans un matras à long col , que l’on bouche soit avec un parchemin percé d’un trou d’épingle , soit avec un morceau de papier ; on fait fondre le sucre en plongeant le matras dans de l’eau chauffée h 70 ou 75 degrés ; et lorsque le sucre est bien fondu et le sirop refroidi , on le passe à travers une étamine , et oxl le eo*H $erve dians une bouteille bien bouchée.

SUCRE RO S AT.

Sucré. . 7 ... 7 ............... 7 .. 5oo grammes,

Eau de roses très-odorante. . . 7 . . 12S

On fait cuire à la grande plume , et on coule sur un marbre' légèrement frotté avec de l’huile d’amandes douces ; et , tandis: que la matière est encore chaude , on la divise en petites ta¬ blettes que l’on renferme dans une boîte , et que l’on conserve1 dans un lieu sec..

EAU DISTILLÉE ET EXTRAIT D’ABSYNTHE MARINE.

Le plus ordinairement on n’emploie pour l’usage médical que deux espèces d’absynthe ; savoir : la grande , absynthium yulgare majus , latifoliurn ; arthernisia absynthium L. , et la= petite , absynthium minus , tenui folium , arthernisia pontica L. ; mais il en est une autre espèce qui , par son odeur , sa saveur paraît mériter une attention particulière : c’est l’absyntbe marine , arthernisia marilirna L. M. DUBUG , membre du Jury médical, s’occupe à faire une analyse exacte de celte plante qu’il fera connaître par la suite ; en attendant ces recherches importantes, le Récipiendaire fera les préparations suivantes :

1“ On prendra 1000 grammes d’absynthe marine desséchée ,■ que l’on mettra dans la cucurbite cl’un alambic , avec a5oo grammes d’eau pure | et, après quelques heures d’infusion à la

■( S )'

température de l'atmosphère , on procédera S. A. à la distillai tion, en se bornant à retirer 1000 grammes 'd’eaü.

On prendra^ ce qui reste dans la cornue , on l’exprimera avec force, on passera, on filtrera la colature et on procédera S. A. à l’évaporation pour obtenir un extrait moi dont on dé-: terminera exactement la quantité.

3°. Le Récipiendaire fera les memes opérations sur une égale quantité de grande absynthe desséchée , et il en présentera les produits au Jury médicaL

INFUSUM ALCOOLIQUE D’ABSYNTHE MARITIME.

Absynthe maritime mondée . . 40grammes-

Alcool à 3o degrés. . . ioo.

Infuser S. A. , dans un vaisseau fermé , à une douce chaleur ,\ en agitant de temps en temps; et, après quarante-huit heures» d’infusion, passer avec expression et filtrer.

INFUSUM ETHÉRÉ IV ABSYNTHE MARINE.

Absynthe marine mondée. . . . . 20 grammes.

Ether sulfurique . . . . 5o

Mettre ces deux substances dans un flacon bien bouché et laisser infuser à la température de l’atmosphère , en agitant de temps en temps , puis tirer au clair et conserver dans un flacon bien bouché.

(6)

PILULES D’OXYDE MERCURIEL ET DE SCAMMONÉE.

Mercure cpulant et purifie'. . . . 7 Muriate suroxygéné de mercure. Gomme adragant. ..........

Scammonée d’AIep .

Jalap. . . .

Sirop de rhubarbe composé, . ,

28 gram.

de chaque. 20 ........ S. O.

On, triture d’abord , et dans un mortier de verre ou d’agathe , le muriate de mercure saroxydé avec le mercure coulant , et on y ajoute une ou tout au plus deux gouttes d’eau ; lorsque , par la trituration, ce qui n’est pas long, le mercure est réduit en un oxyde noir , on ÿ ajoute la gomme , la scammonée et le jalap qui ont été réduits en poudre très-fine , et on incorpore le tout avec suffi¬ sante quantité de sirop ; enfin , lorsque le mélange est bien fait , on bat fortement la masse dans un mortier de fer , et on la divise en pilules du poids d’un quart de gramme chacune;

CARBONATE DE POTASSE, ( Ph. Lond. 1809. )

Sousr-carbonate de potasse , tirée du tartre. 7 7 367 gram?

Carbonate d’ammoniaque . . . 92

Eau distillée. . . . 4$°

On fait fondre la potasse dans l’eau ; on y ajoute le carbonate d'ammoniaque ; puis on met ce solutum sur un bain-marie , et oit

( 7 )

l’y entretient pendant trois heures ( à 180 degrés du thermomètre de Fahrenheit) , ou jusqu’à ce que l’ammoniaque soit entièrement volatilisée ; enfin , on met la liqueur à crystalliser , et , après avoir séparé les premiers crystaux , on fait évaporer une partie de la liqueur qui reste , afin d’avoir de nouveaux crystaux.

SAVON SULFURÉ DE POTASSE.

Savon blanc du commerce , choisi.. ...... 25o gram.

Alcool ordinaire à 20 degrés . . 160

Huile d’olives . . . . . . . 4°°

Sulfure de potasse . . . 4&

Huile volatile de thim . 3

On râpe le savon , on le met avec l’alcool dans un ballon que l’on place sur un bain de sable à une douce température. Lorsque le savon est suffisamment amolli , on le pile dans un mortier , en y ajoutant peu- à-peu l’huile d’olives ; et lorsque le mélange est bien exact , qu’il n’y paraît plus aucun grumeau , alors on y ajoute le sulfure de potasse , que l’on a réduit séparément en poudre fine ; on le mêle par la trituration avec la masse savonneuse ; enfin , pour corriger l’odeur , on y ajoute l’huile volatile de thim , ou autre analogue.

Ces différentes opérations seront exécutées et présentées au Jury médical du département de la Seine-Inférieure, le 7 octobre i8i5 , par Charles-Philippe BUREL , natif d'Anger* ville-l' Archer , département de la Seine-Inférieure .

PROGRAMME (X4.)

DES OPÉRATIONS

CHIMIQUES ET PHARMACEUTIQUES

PROPOSÉES

PAR LE JURY MÉDICAL

DU DÉPARTEMENT DE LA SEINE -INFÉRIEURE*

POUR RÉCEPTION DE PHARMACIEN.

' ' ' À ROUEN ,

Chez P. PERIAUX , Imprimeur du ROI , de la Préfecture et du Jury médical , rue de la Vicomté , 3o.

Octobre i8i5.

JURY MÉDICAL

DU DÉPARTEMENT

DE LA SEINE- INFÉRIEURE.

M. Chaussier , Professeur de la Faculté de Médecine de Paris » Gommissaire-JPrésident des Jurys de Médecine , Chevalier de la Légion d’honneur , Médecin en Chef de l' Hospice de la Maternité et de l’Ecole royale Polytkecnique , Président du Jury.

M. Gosseaume , Docteur en Médecine , Membre de l'Académie royale des Sciences , des Belles-Lettres et des Arts , à Rouen.

M. Flaubert , Docteur en Chirurgie , Chirurgien- Ad joint de l’Hospice d’Hurnqmté , Membre de l’Académie royale des Sciences , des BelTès-Lettres et des Arts , ( en remplacement de M. LAUMONIER malade ) , à Rouen.

M. Remy Taillefesse , Membre de l’Ordre de la Réunion , Adjoint au Maire , Pharmacien à Rouen.

M. Lechandelieh , Pharmacien à Rouen.

M. Dubuc , Membre de l’Académie royale des Sciences , des Belles- Lettres et des Arts de Rouen , et de plusieurs Sociétés savantes K Pharmacien à Rouen.

M. Robert , Pharmacien en chef de l’Hospice d' Humanité , Membre de l’Académie royale des Sciences , des Belles-Lettres et des Arts , à Rouen.

OPÉRATIONS

CHIMIQUES ET PHARMACEUTIQUES

PROPOSÉES PAR LE JURY MÉDICAL

DU DÉPARTEMENT DE LA SEINE - INFÉRIEURE.

SIROP DE MOU DE VEAU;

Mou de veau .

Dattes. ... . . .

Jujubes. ......... k

Raisins de Corinthe. . Piacinesidg' réglisse. . .

- - eonsoude. . . .

Feuilles. de pulmonaire. Sucre cristallise'. . . . . Eau dbe rivière . . .

......7.7 1000 gram.;

. lS7

. \

j de chaque. 78 v

j de chaque. 3a . ... 7 ... 7 ^ 78

. . . 2QOO

...... 7 .’. 2boo

On coupe d’abord le mou de veau en, petits morceaux on le lave dans une certaine quantité d’eau froide pour en détacher le

(4)

sang et les mucosités ; puis on le met , avec une nouvelle quantité d’eau j dans ime marmite bien étamée ou dans un pot de terre bien vernissé; on le bouche et on fait bouillir doucement, jusqu’à ce que le mou soit cuit , ce qui réduit la liqueur à-peu-près à 1200 grammes; alors on y ajoute les racines que, l’on fait bouillir un instant , puis les fruits mondés , et enfin les .Veuilles qui sont grossièrement coupées et qu’on laisse infuser pendant demi-heure ; on passe ensuite la liqueur chaude ; on la laisse reposer ; on la décante ; enfin on la met darfS une bassine avec le sucre concassé , et on en fait , selon l’art, un sirop qu’il faut avoir soin de clarifier avec quelques blancs d’œufs.

Quelqpes-uns font entrer dans la composition de ce sirop le lichen d’Islande , le lierre terrestre , les fleurs pectorales, la racine de guimauve et même la gomme arabique ; souvent aussi on le colore, en ajoutant à l’infusion une certaine quantité de fleurs de pavots rouges; enfin on l’aromatise , en y faisant entrer un peu de fenouil.

EXTRAIT DE GENIÈVRE.

Baies de genfèyre mûres. . ... . .... . . . . 1000 grammes.

Eau de rivière . . . . fyooo

On met les baies de genièvre. , sans les écraser , dans un grand vase ; on verse dessus l’eau fraîche et on laisse infuser à la température de l’atmosphère pendant trois jours, en remuant de temps en temps ; on passe ensuite l’infusum , et on fait éva¬ porer; on obtient ainsi un extrait sucré, lisse, de couleur hya¬ cinthe , et qui ne se grumèle pas comme celui qui a été préparé par la décoction et l’expression des baies,

ACÉTATE DE ZINC.

On peut préparer ce sel , soit directement, en dissolvant du zinc dans l’acide acétique ; soit par double décomposition , et le Récipiendaire exécutera ce dernier procédé. Pour cela , on prend du sulfate de zinc très-pur que l’on fait fondre dans suffi¬ sante quantité d’èau distillée : d’autre part., on fait une solution d’acétate de plomb dans de l’eau distillée , et , en mélangeant ces deux liqueurs dans des proportions convenables , il se forme un précipité pesant qui est sulfate de plomb ; on le sépare par la filtration , et après s’ët're assuré que la liqueur filtrée ne contient plus , ni de sulfate de zinc, ni acétate de plomb, on fera évaporer et cristalliser selon les règles de l’art.

Le Récipiendaire rendra compte des phénomènes de cette opé¬ ration , et exposera les attentions qu’il convient d’observer pour obtenir un acétate zinc exempt de substances étrangères.

SULFURE D’ÉTAIN.

[ Aurum musivum ; per sulphuretum slanni.

Étain . . . . .

Mercure . .

Soufré sublimé . .

Muriate d’ammoniaque.

de chaque 200 grammes.

Après avoir amalgamé l’étain avec le mercure, on y ajoute le soufre , le muriate d’ammoniaque , et on forme du tout une poudre égale et très-fine. On met ce mélange dans un ballon de verre que l’on place dans un bain de sable sur un fourneau ; on allume

Jr

le feu, on l’augmente et on l’entretient de manière à ce que le ballon soit rouge pendant à-peu-près quatre heures ; on laisse en¬ suite refroidir l’appareil ; et , si l’opération a bien réussi , on trouve au fond du ballon une masse légère , folliacée , d’une belle couleur jaune dorée.

PASTILLES DE GUIMAUVE.

Trochisei bechici albi. Piderit.

Racines de guimauve . 1 5 grammes.

Iris de Florence . . . 3

Sucre blanc en poudre . . 244

Mucilage de gomme adragant . S. O.

Pour former une pâte homogène, que l’on partagera en ron¬ delles ou en quarrés.

DISSOLÜTUM SULFURIQUE D’INDIGO.

Indigo en poudre, iere qualité . 62 grammes.

Acide sulfurique , à 66 degrés . . . 5oo

Faites macérer pendant vingt-quatre heures dans un flacon ouvert , en agitant de temps en temps,

DISSOLÜTUM AQUEUX D’INDIGO. Dissolutum sulfurique d’indigo. . . 4°0grammes.

Carbonnate de chaux enpoudre. }

Etendez- d! eau Le dissolutusn d’indigoi, saturez L’acide avec le c&rbonnate calcaire décantez.,, lavez le sulfate de chaux , faites

( 7 )

évaporer toutes les eaux dm lavage , jusqu’à la réduction de 4®0 grammes, et filtrez. Il faut, lorsque la liqueur est refroidie-, séparer le sulfate de chaux qui s’est précipité pendant l’évapo¬ ration.

DISSOLUTUM ALCOOLIQUE D’INDIGO.

Dissolutum aqueux d’indigo . 280 grammes5

Alcool 33 degrés . 2iogrammes.

Faites évaporer au bain-marie le dissolutum aqueux d’indigo jusqu’à la réduction de 68 grammes; alors, ajoutez la quantité d’alcool prescrite , chauffez légèrement pendant un quart-d’heure et filtrez.

INFUSUM ALCOOLIQUE DE CURCUMA.

Racines de curcuma en poudre . . 125 grammes.'

Alcool à 33 degrés . . . 4°°

Faites macérer pendant vingt-quatre heures , agitez de temps en temps le flacon , et filtrez.

VERT "VÉGÉTAL ARTIFICIEL.

On prend d’un côté l’infusum alcoolique de curcuma , et de l’autre de l’infusum alcoolique d’indigo; et, en mêlant une certaine quantité de ces deux liqueurs dans diverses propor¬ tions , on obtient sur-le-champ une- couleur verte plus ou

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moins intense , qui persiste , et qui peut servir à colorer diffé¬ rentes liqueurs et quelques autres substances,

Le Récipiendaire fera, devant le Jury , ces mélanges , dans des proportions différentes , et il donnera la théorie de ces phénomènes.

Ces différentes opérations seront exécutées et présentées au Jury médical du département de la Seine-Inférieure , le 7 octobre 181S , par Antoine Alexandre LANGLOIS , natif d'Alli- querville , departement de la Seine-Inférieure , domicilié à Rolbeç .

PROGRAMME (JF*.)

DES OPÉRATIONS

CHIMIQUES ET PHARMACEUTIQUES

PROPOSÉES

PAR LE JURY MÉDICAL

DU DÉPARTEMENT DE LA SEINE - INFÉRIEURE

POUR RÉCEPTIQNDE PHARMAGIEN*

A ROUEN,

Chez P. PERIAUX , Imprimeur du ROI , de la Préfecture du Jury me'dical , rue de la Yicomte' , 3q.

Octobre i8i5*_

JURY MÉDICAL

DU DÉPARTEMENT

DE LA SEINE-INFÉRIEURE.

M, Châussier , Professeur de la Faculté de Médecine de Paris i Commissaire-Président des Jurys de Médecine , Chevalier de la Légion d’honneur , Médecin en Chef de l’Hospice de la Maternité et de l’Ecole royale Polythecnique , President du Jury.

M. Gosseaume , Docteur en Médecine , Membre de V Académie royale des Sciences , des Belles-Lettres, et des Arts , à Rouen.

M. Flaubert , Docteur en Chirurgie , Chirurgien- Adjoint de l’Hospice d’Humanilé , Membre de l’Académie royale des Sciences , des Belles-Lettres et des Arts , ( en remplacement de M. L AU MON 1ER malade ) , à Ptouen.

M. Remy Tailleeesse , Membre de l’Ordre de la Réunion , Adjoint au Maire , Pharmacien à Rouen.

M. Lechandelïer , Pharmacien à Rouen.

M. Dubuc , Membre de l’Académie royale des Sciences , des Belles « Lettres et des Arts de Rouen , et de plusieurs Sociétés savantes ; Pharmacien à Rouen.

M. Robert , Pharmacien en chef de l’Hospice d' Humanité , Membre de V Académie royale des Sciences, des Belles-Lettres et des Arts f à Rouen.

OPÉRATIONS

CHIMIQUES ET PHARMACEUTIQUES

PROPOSÉES PAR LE JURY MÉDICAL DU DÉPARTEMENT DE LA SEINE-INFÉRIEURE.

SIROP D’ÉCORCE D’ORANGES;

Ecorce d’oranges fraîches 62grammesi

Eau bouillante . . 5oo

Sucre purifié . . . . ,1100.

On met l’écorce d’oranges dans un ballon avec l’eau, et on laisse infuser pendant douze heures à la température de l’at¬ mosphère; on tire la liqueur à clair, et on y ajoute 1e sucre jpour en former un sirop.

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PASTILLES DE TOLU.

Sucre très-blanc en poudre .

Gomme adragant en poudre . )

Infusum alcooliquedebaumede Tolu| Suc de'puré de limons. .

....... 5oo grammes.

de chaque 2 . S. O.

Après avoir exactement mélangé le sucre et la gomme , on y ajoute l’infusum alcoolique de Tolu ; puis on y verse peu-à-pcu du suc de limons pour faire une pâte , que l’on divise en ron¬ delles ou en quarrés du poids d’un gramme.

INFUSUM VINEUX D’AMANDES COMPOSÉ,

dit Eau Céleste.

Amandes amères. . 92 grammes.

Anis .... 1 ^ chaque . i5

Coriandre J 1

Canelle de Ceyïan. . . 1

Noix muscade . . . jf

Girofle . . . , . vj

Vin blanc d’Espagne 1

Eau pure de fontaine > de chaque . 980

Sucre blanc. ..... . J

On pile les amandes, on concasse l’anis, la coriandre ,, la muscade, la canelle et les girofles, on pulvérise le sucre; on met toutes ces substances dans un ballon avec la quantité pres¬ crite de vin blanc et d’eau , et on laisse infuser pendant quarante- huit heures à la température de l’atmosphère , en agitant de temps en temps ; on filtre ensuite , et on conserve pour l’usage,

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POUDPÆ SALINE EFFERVESCENTE.

Carbonate de potasse. . 1 5 grammes.

Sucre . . . . . i5

Acide tartareux. . . 22

On pile séparément chacune des substances , on les mélange ensuite pour une dose que l’on met dans une grande verrée d’eau, que l’on aromatise si l’on veut avec de l’huile volatile de citron.

NITRATE DE MERCURE AMMONIACAL.

Mercure très-pur . . . . 60 grammes.'

Esprit de nitre à 36 degrés. ...... . . . . 76

Faites une dissolution à l’aide d’une légère chaleur , mettez^ la dans un verre allongé ; instillez quelques gouttes d’ammoniaque très-fort et quantité suffisante d’eau distillée. Lavez le précipité à plusieurs eaux et faites sécher.

SULFATE DE CUIVRE AMMONIACÉ. Capiwn ammoniatum. ( Ph. Lond. 1809. )

Sulfate de cuivre. . . . . . . 16 grammes;

Sous-carbonate d’ammoniaque . 2/f

On pile ces deux substances dans un mortier de verre ÿ jusqu’à ce que l’effervescence soit passe'e ; puis on enveloppe cette préparation dans un papier poreux ? et on la fait sécher; à une douce chaleur.

(6)

INFUSUM ALCOOLIQUE DE NOIX YOMIQUE.

On prend vingt-cinq grammes de nohc. vomique en poudre grossière , on verse dessus 2000 grammes d'alcool à 3o degrés ,■ et on fait infuser à une douce température , en agitant de temps en temps; on tire ensuite la liqueur au clair, que l’on conserve pour l’usage.

EXTRAIT ALCOOLIQUE DE NOIX YOMIQUE.

©n prend une quantité déterminée d’infusum alcoolique de noix vomique que l’on place , soit dans une capsule de verre , soit dans une cornue ’, et on procède à l’évaporation S. A. jusqu’à consistance pilulaire.

EXTRAIT D’ESTRAGON,

Dracunculus horlensis; abroçanum Lenui folio acrioriet odorato:

On prend une quantité déterminée d’estragon frais; on le coupe ; pn le hache grossièrement; on verse dessus de l’eau de rivière pure à une température de 36 à degrés ; et , après douze ou quinze heures d’infusion, on passe avec expression; on met sur le résidu une nouvelle quantité d’eau également tiède , que l’on laisse également infuser pendant quelques heures, puis on passe; on réunit les colatures , on les, filtre , et on procède S, A, à l’évaporation jusqu’à consistance pilulaire,.

POMMADE DE SCILLE ET DE DIGITALE.

Scille en poudre très-fine. . : 3o grammes;

Digitale pourprée. . 4

Graisse de porc . 60

Bile de bœuf purifiée . . . . 3o

Alcoolat de serpolet . 9g gouttes.

Pour faire selon l’art un mélange jexact que l’on employé en frictions à la dose de 7 à 8 grammes , et que l’on répète deux fois, par jour.

Ces différentes opérations seront exécutées et présentées au Jury médical du département de la Seine-Inférieure , le 7 octobre i8i5, par Louis-Henry GE R HAIS , natif d’Auberville- la-Renault , département de la Seine-Inférieure , domicilié à Goder ville.

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PROGRAMME (X°f.)

DES OPÉRATIONS

CHIMIQUES ET PHARMACEUTIQUES

PROPOSÉES

PAR LE JURY MÉDICAL

DU DÉPARTEMENT DE LA SEINE -INFÉRIEURE;

POUR RÉCEPTION DE PHARMACIEN.

A ROUEN 7

ClIEZ P. PERIAUX 7 Imprimeur du ROI 7 de la Pre'fecture et du Jury me'dical , rue de la Vicomte' , 3o.

O C T O B~R E I 8 I 5.

JURY MÉDICAL

DD DÉPARTEMENT

DE LA SEINE-INFÉRIEURE.

M. ChàüSSïER , Professeur de la Faculté de Médecine de Paiis , Commissaire-Président des Jurys de Médecine , Chevalier de la Légion d’honneur , Médecin en Chef de l’Hospice de la Maternité et de l’Ecole royale Polytkecnique , Président du Jury.

M. Gosseaume , Docteur, en Médecine , Membre de l’Académie royale des Sciences , des Belles-Lettres et des Arts , a Rouent

M. Flaubert , Docteur en Chirurgie , Chirurgien- Adjoint de l’Hospice d' Humanité , Membre de l’Académie royale des Sciences , des Belles-Lettres et des Arts , ( en remplacement de M. LAUMONIER

m&ldMe ) , à Rouen.

l’Ordre de la Réunion , Adjoint

M. Lechandelier , Pharmacien à Rouen.

M. Dubuc , Membre de l’Académie royale des Sciences , des Belles- Lettres et des Arts de Rouen , et de plusieurs Sociétés savantes ; Pharmacien à Rouen.

M. Robert , Pharmacien en chef de l’Hosjjice d' Humanité , Membre de l’Académie royale des Sciences., des Belles-Lettres et des Arts , à Rouen.

OPÉRATIONS

CHIMIQUES ET PHARMACEUTIQUES

PROPOSÉES PAR LE JURY MÉDICAL DU DÉPARTEMENT DE LA SEINE -INFÉRIEURE.

SIROP DE CAPILLAIRE COMPOSÉ.

Capillaire du Canada. ;

Figues grasses. .

Réglisse concassée. . . . Eau de fleurs d’oranger.

Eau bouillante. . .

Sucre blanc .

45 grammes.

-3o

7

1000

1900

On hache grossièrement le capillaire ; on le met dans un vase convenable avec la réglisse et les figues grasses , qui doivent être coupées en deux ; on verse par-dessus l’eau bouillante ; on coüvrfe le vase et on laisse infuser pendant vingt-quatre heures à une douce température ; on passe ensuite en exprimant légèrement le marc ; on laisse déposer la colature , on la filtre ; puis on y ajoute l’eau de fleurs d’oranger et le sucre concassé que l’on laisse fondre à froid , ou à une douce température,

(4)

EAU DE CANELLE , dite ORGÉE.

Aqua cinnamomi , aqua cordiaca minor , sive aqua china-*, momi tenais. Fueler.

Canelle de Ceylan , fine et choisie. . . 1 25o grammes;

Eau de rivière . ' . . . 3ooo

On casse , on brise la canelle en petits morceaux ; on la met dans le bain-marie d’un alambic , avec la quantité d’eau prescrite , et , après vingt-quatre ou trente-six heures d’infusion à la température de l’atmosphère; on procède à la distillation , et on retire à-peu près i5oo grammes d’une eau odorante , légèrement laiteuse , que l’on conserve dans un flacon bien bouché.

Füeler conseille de faire fondre dans chaque livre d’eau de canelle distillée une once de sucre candi , afin que la portion huileuse ne se sépare pas de l’eau.

PASTILLES DE CACHOU,

Cachou . . .

Sucre bien blanc Canelle. .

Après avoir réduit ces substances en poudre impalpable, on en fait le mélange exactement ; alors , on ajoute quantité suffi-; santé de mucilage fait avec la gomme adragant et l’eau de fleurs d’oranger pour en faire une masse bien lisse et bien homogène que l’on divise en tablettes ou en rondelles.

aSgrammes,

123

(5)

EXTRAIT DE BOTRYS , OU AMBROISIE,

Chenopodium ambrosioïdes.

On prend une quantité quelconque de botrys frais , on le contuse légèrement dans un mortier de marbre , en l’humectant avec de l’eau ; on le met ensuite dans une terrinç de grès ; on le délaye en y versant une suffisante quantité d’au chaude , à la tempé¬ rature de 36 à 4o degrés , et après vingt-quatre heures d’infusion , on passe avec une légère expression ; on verse sur le résidu une nouvelle quantité d’eau chaude , que l’on laisse également infuser vingt-quatre heures ; alors on presse ; on réunit les colatures ; on filtre , et on fait évaporer selon l’art jusqu’à consistance d’électuaire mol propre à faire des pilules.

EXTRAIT DE BAYES DE SUREAU,

Ho b de Sureau.

On prend une quantité quelconque de bayes de sureau bien mûres , on les met dans une terrine de grès, on les écrase avec les mains , et on les laisse pendant quarante-huit heures à une tempe'-; rature de 1 5 à 20 degrés ; apres ce temps , on tes met dans un sac de toile claire que l’on soumet à la pressé. Lorsqu’on en a tiré le suc , on le laisse déposer pendant deux ou trois heures , on le décante on le passe à travers un linge fin , puis on le fait évaporer dans une terrine vernissée , sur un feu très-doux , jusqu’à ce qu’il soit réduit à la consistance d’un extrait mol. Mais avant de terminer l’évaporation, il convient , comme le prescrivent quelques pharma¬ copées, d’y ajouter du sucre en poudre dans la proportion d’un sixième sur la quantité du suc que l’on a employée ; d’autres y ajoutent du miel, ce qui est beaucoup moins convenable,

INFUSUM HUILEUX DE CANTHARIDES.

Cantharides en poudre. Soo grammes.;

Huile d Vlives. -r ...... lt i . ^ ■rj&o

Faire infuser pendant trois a quatre jours à upe tempérai ure d’environ degrés ; soupiettre à la presse pour en exprimer l’huile que l’on filtrera ensuite.

ONÇUENT DE CANTHARIDES.

Infusum huileux de cantharides . . 100 grammes.

Cire jaune. ) . .

Résine.,,. . . l5°

Liquéfier à une douée chaleur et étendre sur de la peau de la toile ou du tafetas.

CÉRAT DE BLANC DE BALEINE.

Ceratufn cetaçei, ( Ph. Lond. 1809 );

Blanc de baleine. . . 16 grammes?

Çire blanche. . » . . . . 61

Huile d’olives. . 123

Liquéfier ensemble la cire et le blanc de baleine , puis y ajouter l’huile en remuant jusqu’à l’entier refroidissement.

NITRATE DE MAGNÉSIE.

1 Nitrate à base de Magnésie. Bergman.

On met dans un ballon de la magnésie pure ou cai’bonate'e ; on y verse peu-à-peu de l’acide nitrique affaibli par une certaine quantité d’eau et en quantité suffisante pour en faire la dissolution. Lorsque la saturation est complète , on filtre ; on met la liqueur filtrée dans une capsule que l’on place sur un bain de sable échauffé ; et , par une évaporation conve¬ nable , on obtient le nitrate de magnésie , sel neutre d’une saveur âcre , très-amère , qui crystallise en prismes quadrangu- laires. Il est déliquescent , saluble dans l’alcool , et se décompose entièrement par l’action du feu.

Ces différentes opérations seront exécutées et présentées au Jury médical du département de la Seine-Inférieure , le 7 octobre i8i5 , par Jacques-An t o i ne-F ra n ç o i s- ls idor BOURCIER , natif de Montmlliers , département de la Seine - Inférieure , demeurant à Godeiville.

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PROGRAMME (^7- DES OPÉRATIONS CHIMIQUES ET PHARMACEUTIQUES,

PROPOSÉES

PAR LE JURY MÉDICAL

DU DÉPARTEMENT DE L’EURE;

POUR

RÉCEPTION DE PHARMACIEN.

A É V R E U X,

An celle fils, Imprimeur de la Préfecture, du Jury Médical, de la Société de Médecine , etc. , etc.

OCTOBRE I 8 I 5.

JURY. MÉDICAL

DU DÉPARTEMENT

DE L’EURE.

M. C haussier, Professeur de la Faculté de Médecine de Paris , Commissaire - Président des Jurys de Médecine , Chevalier de la Légion d’ Honneur , Médecin en chef de ï Hospice de la Maternité et de l Ecole Royale Polythecnique , Président du. Jury.

M. Brouakd , Docteur en Médecine , M. Goulliart , Docteur en Chirurgie M. Letellier , Pharmacien ,

M. L.-H, Delarue , Pharmacien ,

M. Castel, Pharmacien à Verneuil. M. Pelvey , Pharmacien à Bernay.

à Evreux. à Evreux.

A

MON PÈRE,

J Et à Monsieur D U M E S N I L , Curé de Guerbctville .

Vous ayez daigné prendre soin de mon enfance ; c’est à vous que je dois l’éducation solide qui m’a été si utile dans la carrière que j’avais à parcourir 5 permettez que je vous offre ce faible témoignage de ma vive reconnaissance.

B.-V. Cottard.

OPÉRATIONS

CHIMIQUES ET PHARMACEUTIQUES,

PROPOSÉES

PAR LE JURY MÉDICAL

DÉPARTEMENT DE L’EURE.

mil -rai . .

EAU DISTILLÉE ET EXTRAIT DE SASSAFRAS.

On met dans la çucurbite d’un, alambiu 1,000 grammes de sassafras odorant , haché , coupé en petits morceaux ; on verse dessus 6,ooo gramme^ d’eau distillée ou de rivière, et on laisse infuser à la température de l’atmosphère pendant quelques heures ; puis après avoir luté les jointures de l’appareil , on procède à la distillation, en se bornant à retirer 1,000 grammes d’une eau odorante légèrement laiteuse , que l’on conserve pour l’usage.

On prend ensuite ce qui reste dans la cucurbite de l’alambic , on passe à travers un tamis et on fait évaporer S. A. lacolature jusqu’à consistance molle propre à former des pilules.

.-i -

SIROP DE SASSAFRAS.

Eau distilléé de sassafras. . . . 3oo grammes.

Sucre blanc concassé. .... .• 56o

On met ces deux substances dans un ballon de verre que l’on bouche avec un parchemin percé de deux ou trois trous d’épingle; puis on plonge le balon dans un bain-marie rempli d eau chaude, jusqu’à la parfaite solution du sucre, et lorsque le mélange est refrojdi on le coule dans des bouteilles bien sèches.

(6)

PASTILLES DE CACHOU AMBREES.

Cachou purifié et pulvérisé. . . 34 grammes.

Sucre en poudre . i85

Ambre gris.. . . ~

Mucilage de gomme adragant préparé à l’eau

de roses . . .... S. Q.

Former une pâte lisse, homogène , que l’on diyisera en ron¬ delles.

PASTILLES DE CACHOU A LA FLEUR D’ORANGER.

Cachou en poudre . ; . 34 grammes.

Sucre en poudre . . . i85

Huile volatile de fleur d’oranger . 4 gouttes.

Mélanger et incorporer S. A. avec suffisante quantité de gomme adragant préparé à l’eau de fleur d’oranger , pour en former une pâte molle , lisse , homogène , que Ton divisera en rondelles.

onguent de benjoin.

Benjoin. . .

"Ëlemi .

Cire jaune. . .

Huile de noix, . . 180.

Colophone. ..... . 24o.

On met toutes ces substances dans une bassine que l’on place sur un feu très-doux , et lorsqu’elles sont liquéfiées , on coule à travers un linge et on remue continuellement jusqu’à ce que le mélange ait acquis , par le refroidissement , une consistance épaisse et uniforme.

j de chaque îoo grammes.

SOLUTUM NITRIQUE DE CAMPHRE.

Communément Huile de camphre.

Camphre concassé. . . . i 7 60 grammes.

Acide nitrique . îao.

Qn met le camphre avec l’acide nitrique dans un matras que l’on bouche bien , et on laisse le tout infùser à la température de l’atmosphère , ou si l’on est pressé , à une douce chaleur ; le camphre se liquéfie peu à peu , nage à la surface de l’acide sous forme d’huile ; et lorsque la solution est complète on sé¬ pare la partie qui surnage et que l’on conserve dans un flacon bien bouché.

Si on verse de ce solulum dans de l’eau , le camphre réparait sous forme pulvérulente , cependant l’eau en retient en solu¬ tion une certaine quantité.

DIS SOLUTUM NITRIQUE D’ARGENT.

Ou Nitrate d' argent liquide.

On met dans un ballon i5 grammes d’argent de coupelle coupé en grenaille , et on y verse 20 à 3o grammes d’acide nitrique pur : la dissolution commence aussitôt par une effervescence plus ou moins vive , continue et s’achève peu à peu , avec le tems ; mais s’il est nécessaire de l’obtenir en peu de tems , on place le ballon sur un bain de sable à une douce température, et , lorsqu’elle est achevée, on verse la liqueur dans un flacon bien bouché que l’on place à l abri de la lumière.

- -

NITRATE D’ARGENT CRYSTALLISÉ. Autrefois Crystaüx de lune , mitre lunaire ; argèntum hydra- gogum. Boylei.

On met dans une capsule de verre du dissolutum nitrique d’argent j on fait évaporer une partie du fluide à une douce

( S )

chaleur , et on obtient ainsi , par le refroidissement et le repos , des lames crystallines , qui sont hexagonales , et qui pa¬ raissent formées d’un grand nombre d’aiguilles appliquées les unes sur les autres.

On décante la liqueur qui surnage les crystaux ; on les lave avec un peu d’eau distillée , et après les avoir fait égouter on les conserve pour l’usage.

NITRATE D’ARGENT FONDU.

Ou pierre infernale ; causticum lunare , lapis infernalis . ( Angeli salce ) ; sal metallicus ex acido nitri et argento constans.

On fait évaporer jusqu’àsiccitéledissolutumnitriqued’argent; on prend ensuite la matière concrète que l’on met dans un creuset de porcelaine ou de platine , et que l’on place au milieu d’un fourneau entre les charbons ardens ; la matière se liquéfie, et perd d’abord son eau de crystallisation en se boursouflant , elle devient ensuite plus calme , prend l’apparence oléiforme ; alors on la coule aussitôt dans une lingotière échauffée et légè¬ rement huilée , avec l'attention de frapper légèrement les parois de la lingotière , pour faciliter le rapprochement et le tassement des molécules du sel métallique ; lorsque la lingotière est refroidie, On en détache la matière qui s’y est moulée et on l’en-, ferme dans un flacon bien bouché.

Ces différentes opérations seront exécutées et présentées au Jury médical du Déparlement de l’Eure , par Bruno-Victor COTTARD , natif de Guerbaville , Département de la Seine-, Inférieure , dqmiciliè à Routot , Département de l’Eure

PROGRAMME .(*?*■ DES OPÉRATIONS CHIMIQUES ET PHARMACEUTIQUES,

PROPOSÉES

PAR LE JURY MÉDICAL

DU DÉPARTEMENT DE L’EURE;

POUR

RÉCEPTION DE PHARMACIEN.

A É V R E U X,

An CE ll is fils, Imprimeur de la Préfecture , du. Jury Médical, de la Société de Médecine, etc., etc.

OCTOBRE I 8 I 5.

JURY MEDICAL

DU DEPARTEMENT

DE L’EURE.

M. C haussier, Professeur de la P acuité de Médecine de Paris y Commissaire - Président des Jurys de Médecine , Chevalier de la Légion d’ Honneur , Médecin en chef de T Hospice de la Maternité et de l Ecole Royale Polythecnique , Président du Jury.

M. Brocard , Docteur en Médecine , M. Goulliart , Docteur en Chirurgie M. Letellier , Pharmacien ,

M. L.-H . Delahue , Pharmacien,

M. Castel, Pharmacien à Verneuil. M. Pelyey , Pharmacien à Bernay.

j- àEvreux. | àEvreux.

OPÉRATIONS

CHIMIQUES ET PHARMACEUTIQUES,

PROPOSÉES

PAR LE JURY MÉDICAL

DU DÉPARTEMENT DE L’EURE.

PETIT LAIT VINEUX. Sérum lactis vinosum. Bebyjs.

Lait de VRche. . 5oo grammes.

Eau . 60

On fait bouillir ces deux substances , et à l’instant de l’ébul¬ lition , on ajoute 120 grammes d’un bon vin blanc du pays , et dés que la partie caseuse est coagulée et se sépare , on filtre.

1NFUSUM DE CANTHARIDES DANS LE PETIT LAIT.

Cantharides en poudre grossière. . . 100 grammes.

Sérum ou petit lait clarifié . 25o

Faire infuser pendant quelques heures à une douce tempéra¬ ture, passer ensuite avec expression.

POUDRE DE RACINES DE BELLADONA. Pubis Belladonoe. Phar. Bon. Caste.

Poudre de racines de belladona, . 1 gramme.

Sucre blanc . . . 7

Triturer et mêler exactement pour former une poudre homo¬ gène et très-fine , dont chaque dose est d’un demi-gramme a un .gramme deux ou trois fois par jour.

PILULES DE BISTORTE OPIACÉES. Pilules astringentes. PR. de Nancy.

Racines de b.'storte . 3i grammes.

Cachou .

Sang-dragon . > de chaq. 16

Coquilles d’œufs préparées. )

Mastic . xi

Sulfate d’alumine . y

Extrait d'opium . r

Sirop de coings . S. Q.

Pour former S. A. une masse pilulaire.

ONGUENT DE CANTHARIDES PRÉPARÉ AVEC L’INFUSUM

SÉREUX.

Infusum séreux de cantharides. . . i5o grammes.

Graisse de porc . .

Cire jaune . 80

Thérébentine . 60

On met d’abord la graisse avec l’infusuni séreux des cantha¬ rides que l’on place sur un bain de sable, en remuant de tems en tems , et lorsque la partie séreuse est presque entièrement évaporée on y ajoute successivement la cire et la thérébentine.

INFUSUM ALCOOLIQUE DE RÉSÉDA COMPOSÉ.

Fleurs de réséda mondées . 24 grammes.;

Menthe poivrée . 7

Iris de Florence . 3

Alcool à 28 degrés. . .' . . 60

Mettre ces différentes substances dans un flacon bien bouché , et laisser infuser à la température de. l’atmosphère. .

MUCILAGE DE GUIMAUVE Mucilago althœee.

Racines de guimauve coupées en rouelles. 35 grammes.

Eau de rivière. . . 25o

Faites cuire sur un feu doux , jusqu’à ce qu’il ne reste plus que ()2 grammes : alors passez avec expression.

MUCILAGE OU GELÉE DE LICHEN D’ISLANDE. Mucilago Lichenis lilandici.

Lichen d’Islande lavé et coupé. ... 35 grammes.

Eau de rivière . . ......

Faites bouillir sur un feu doux , jusqu’à ce que le tout soit

réduit à la quantité de a5o gram. : alors passez avec expression.

GELÉE DE SALE P. Mucilago salep.

Salep en poudre . 8 grammes.

Eau distillée bouillante . 36o

On verse peu à peu l’eau sur le salep, en agitant et remuant jusqu’à ce que le mélange soit intime et homogène.

POTION DE RÉSINE DE GAYAC. MUtura Guajacina.

Résine de gayac native . 8 grammes.

Gomme arabique en poudre . 4

Eau distillée . 122

Sucre blanc... . i5

Mêler S. A. en triturant , puis tirer au clair et conserver pour l’usage.

(6)

POMMADE DE ROMARIN AMMONIACEE. Unguenlum nemnum , roris marini compositum.

Graisse de porc. . 92 grammes.

Cire jaune. . . 5i

Huile volatile de romarin , ) . . _

^ . > de chaque. . 10

Carbonate d ammoniaque , ) 1

On fait liquéfier sur un feu très-doux la cire avec la graisse, et lorsque le mélange esta demi refroidi on y ajoute et on y mêle exactement l'huile volatile , puis le carbonate d'ammoniaque.

INFUSUM ALCOOLIQUE DE CANELLE.

Canelle de Ceylan. ... 76 grammes.

Alcool rectifié . 667

Infuser S. À. à une douce température, en agitant de tems en tems, puis passer et filtrer.

DISSOLUTUM MURIATIQUE DE FER.

Oxyde noir de fer . 32 grammes.

Acide muriatique . S. Q.

Pour dissoudre complètement le fer.

INFUSUM ALCOOLIQUE DE MURIATE DE FER. Tinctura ferri muriatici , seu, martis salita.

On fait évaporer le dissolutum muriatique de fer ci-dessus indiqué jusqu’à ce qu'il soit réduit à 60 grammes ; alors on y ajoute 184 grammes d’alcool rectifié, et après quelques jours d’infusion à une douce température , on filtre et on conserve pour l’usage.

POTION CAMPHRÉE. Mixtura camphorata.

Camphre . 4 grammes.

Gomme arabique en -poudre. . 8

Sucre blanc . . 12

Eau distillée chaude . i85

On triture d’abord le camphre avec cinq ou six gouttes d'alcool rectifié pour le bien diviser ; on y ajoute ensuite peu à peu et en triturant le sucre et la gomme ; enfin on y verse par parties et en continuant la trituration , l’eau chaude.

ACÉTATE DE POTASSE, TERRE FOLIÉE DE TARTRE.

On met dans une bassine d’argent une quantité quelconque de vinaigre distillé ; on y ajoute peu à peu et en remuant avec une spatule de bois du sous carbonate de potasse très pur jusques près la saturation de l’acide, et on fait évaporer à un feu très-: doux , en y ajoutant de tems en tems un peu de vinaigre dis¬ tillé , afin que la liqueur soit toujours acide : lorsqu'elle a acquis 20 degrés de concentration , on y ajoute à peu près un dixième de son poids de charbon préparé ; on mêle en agitant avec une spatule de bois, puis on passe ^plusieurs fois à travers une toile serrée, jusqu’à ce que la liqueur soit limpide ; alors on fait évaporer, en remuant continuellement , jusqu’à ce que la subs¬ tance devienne sèche, blanche, légère , foliacée, et on la met dans un bocal de verre bien sec, que l'on bouche et que l’on expose pendant quelques jours au soleil pour lui donner plus de blancheur.

PASTILLES D’ANIS.

Sucre très -blanc.* . 1 kilogramme.

Eau distillée d’anis . 128 grammes.

On triture le sucre, on le passe à travers un tamis large de crin , on sépare au tamis de soie la poudre la plus fine de la

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poudre grosse et granulée. Cette poudre fine est fondue sur un feu doux avec l’eau d’anis , dans un poêlon à queue , ayant un bec à droite pour verser. Au premier bouillon du sucre on y mêle la poudre granulée de sucre , on agite promptement et on verse par goutte sur des tables d’ardoise ou de métal très-unies. On aide l’écoulement en gouttes par une lame ou un fil de métal. Çes gouttes se figent en hémisphères. Si l’eau d’anis ne donnait pas assez d’odeur on ajouterait au sucre fondu un peu d’huile volatile d’anis.

PASTILLES DE BAUME DE TOLU.

Baume de tolu en poudre fine . 16 grammes.-

Sucre blanc en poudre. . ... . . 1 kilogramme. Mucilage de- gomme adragant. . .. S. Q.

Mêlez bien exactement le baume avec le sucre et faites ces tablettes S. A.

PASTILLES DE GUIMAUVE.

Racine de guimauve en poudre fine. . 3a grammes.

Sucre très-blanc en poudre . 128.

Mucilage de gomme adragant. ... S. Q.

Ces racines doivent être mondées avant qu’on les pulvérise. Qn en fait une pâte avec le sucre et le mucilage. Cette pâte sur un marbre saupoudré de sucre est étendue au moyen d’un rou¬ leau. On la découpe par l’emporte-pièce et on fait sécher ces tablettes.

Ces différentes opérations seront exécutées et présentées au Jury médical du Département de l’Eure, pur Michel GOSSE, Jean - Baptiste - Frédéric LE COE U R et François - Robert POULAIN , du Département du Calvados.

PROGRAMME (n”9'> DES OPÉRATIONS CHIMIQUES ET PHARMACEUTIQUES,

PROPOSÉES

PAR LE JURY MÉDICAL

DU DÉPARTEMENT DE L’EURE;

POUR

RÉCEPTION DE PHARMACIEN.

A É y R E U X ,

As celle fils, Imprimeur de la Préfecture, du Jury Médical, de la Société de Médecine , etc. , etc.

OCTOBRE I 8 I 5.

JURY MÉDICAL

DU DÉPARTEMENT

DE L’EURE.

- - . .

M. C haussier, Professeur de la Faculté de Médecine de Paris , Commissaire - Président des Jurys de Médecine , Chevalier de la Légion d’ Honneur , Médecin en chej de l'Hospice de la Maternité et de l Ecole Royale Poly thecnicjue , Président du Jury.

M. Brouakd , Docteur en Médecine ,

M. Goulliart , Docteur en Chirurgie ,

M. Letellier , Pharmacien ,

M. L.-H. Delarue, Pharmacien,

M. Castel, Pharmacien à Hemeuil.

M. Pelyey , Pharmacien à Bernay.

à Evreux. à Evreux.

OPÉRATIONS

CHIMIQUES ET PHARMACEUTIQUES,

PROPOSÉES

PAR LE JURY MÉDICAL

DU DÉPARTEMENT DE L’EURE.

EXTRAIT D’ÉCORCE DE CHENE. Extractum corticis quercûs. Ecorce de chêne en pondre fine, , . 5oo grammes.

Eau bouillante . 6000.

Laissez infuser pendant 24 ou heures , en agitant de tems en tems , passez et évaporez S. A. jusqu’à consistance pilulaire.

PILULES DE MYRRHE OPIACÉES. Pilules de cjnoglosse. Pharmac. de Nancy.

Myrrhe choisie . 46 grammes.

Racines de cynoglosse.

Graines de jusquiame.

Extrait d’opium. . . .

Safran .

Castoreum. . .

Sirop de capillaire . S. Q.

Mêlez S. A. pour faire une masse pilulaire.

de chaque 16. j. de chaque 5.

INFUSUM HUILEUX DE MASTIC. Huile de mastic.

Mastic en larmes, en poudre grossière. . . 12-gr.

Huile d’olives . . 370.

On met ces deux substances dans une bassine que l’on chauffe

( 4 )

légèrement et en remuant de tems en tems jusqu’à l’entière solution du mastic.

INFOSUM ALCOOLIQUE DE VIOLETTES. Eau de violettes. Baumé.

Iris de Florence. . ........... 65 grammes.

Alcool rectifié . . . . 5oo.

Infuser pendant quelques jours à une douce température , en agitant de tems en tems ; puis filtrer.

PATE DE RÉGLISSE NOIRE. Posta glyzyrrhizæ nigrœ.

Extrait de réglisse purifié. . . . . . i4o grammes.

Gomme arabique choisie . i85.

Sucre . 25o.

On fait fondre ces trois substances dans suffisante quantité d’eau de rivière , et .après avoir passé on évapore à la chaleur du bain-marie , jusqu’à consistance d’un extrait ferme , alors on aromatise la préparation avec quelques gouttes d'huile vola¬ tile de citrons et on verse la masse encore chaude sur un marbre légèrement huilé , et lorsqu’elle est froide , on la coupe en rondelles ou en carrés.

- iasr>tceCg;€cce<s=aE= -

POUDRE DE CHENE COMPOSÉE.

Pulvis quercûs compositus. Pharm. Bor. Castr.

Ecorce de chêne en poudre . x gramme.

Racine de calamus aromaticus .1 , , ..

. . r de chacr. . \ de gramme,

de gentiane rouge. . . .J u 4 D

- gssB-'ccecfDPe** - 1

INFUSUM ÉTHÉRÉ DE CANTHARIDES.

Cantharides en poudre . 126 grammes.

Ether sulfurique . 4 go

EMPLATRE DE CANTHARIDES.

Graisse purifiée. ...N Cire jaune.

Résine . } de chaque 100 grammes.

Cantharides . J

F. S. A.

- - -

[ INFUSUM ALCOOLIQUE D’ANGELIQUE. Tnictura Angelicœ.

Racines d’angélique . 76 grammes.

Alcool rectifié . . 367

Infuser S. A. à une douce température, puis tirer au clair et filtrer.

BOLS DE S CILLE NITRÉS.

Scille en poudre très- fine) , ,

r [ de chaque 4 grammes.

Nitrate de potasse desséché . 6

Mellitum de Scille . S. Q.

Pour faire S. A. une masse que l’on partagera en bols du poids de demi-gramme chacun.

INFUSUM THÉRÉBENTINÉ DE CANTHARIDES.

Cantharides en poudre . xoo grammes.

Huile volatile de thérébentine. . . . i5o.

Infuser pendant trois â quatre jours à une douce température , passer avec expression.

ONGUENT THÉRÉBENTINÉ DE CANTHARIDES. Iiifusum thérébentiné de cantharides. . . a 00 gr.

Cire jaune . 200.

Chauffer au bain-marie en remuant de tems en tems pour

favoriser l’évaporation de la plus grande partie de l’huile yolatiie.

INFUSUM ALCOOLIQUE DE COLCHIQUE.

Racines de colchique d’automne. . . 62 grammes.

Alcool rectifié . . 122.

On coupe les racines en tranches minces , ou mieux encore on les pile , on les écrase dans un mortier de verre , on les met dans un ballon avec l’alcool , et on fait infuser S. A. à la tempé¬ rature de l'atmosphère , on tire au clair et on filtre ; et c’est ainsi, dit M. J. Waxjt , que se prépare cette fameuse Eau médicinale , si recommandée contre la goutte.

EMPLATRE DE CANTHARIDES. ( Pharmac. de Lond. )

Cire jaune. .

Poix de Bourgogne .

Thérébentine .

Cantharides .

Euphorbe. . .

A.

DECOCTUM DE SERPENTAIRE AVEC L’ACÉTATE

D’AMMONIAQUE.

Serpentaire de virginie concassée. . . a3 grammes.

Racines d angélique. . . 8.

Acétate d’ammoniaque . 62.

Sucre . 62,

Canelle . . . 5.

Eau . 735.

On fait bouillir les racines de serpentaire et d'angélique dans

la quantité d’eau prescrite jusqu’à la réduction à 5oo grammes; en retirant la bouilloire du Teu on 7 fait infuser pendant demi- heure la canelle ; on passe ensuite, puis on y ajoute le sucre et F acétate d’ammoniaque.

SIROP DE CAPILLAIRE.

Capillaire du Canada . 52 grammes.

Faites infuser pend. 12 h. dans eau bouillante. 2 kilogram.

Coulez avec expression , dissolvez cassonade. 2 Clarifiez le tout avec quelques blancs d’œufs , faites cuire en consistance de sirop ; passez au travers d’un blanchet et mettez le sirop dans des bouteilles qu’il faut bien boucher.

Lorsque ce sirop est aux trois-quarts refroidi, on l’aromatise si l’on veut avec de l’eau de fleurs d’oranger.

SIROP D’ÉCORCES DE CITRONS.

Ecorces récentes de citrons mûrs , sans la partie blanche. 160 gr.

Eau bouillante . 760

Sucre blanc . 1 kil.

Faites infuser à vaisseau clos les zestes de citrons dans l'eau pendant 6 heures , passez sans expression : faites le sirop à l’ordinaire , ajoutez -y après être refroidi , un peu de teinture alcoolique de citrons.

SIROP DE GUIMAUVE.

Racines de guimauve récente. . . 192 grammes.

Eau . Q. S.

Cassonade . 3 kilogrammes.

On prend des racines de guimauve récentes et bien nourries ; on les lave à plusieurs reprises pour ôter la terre ; on les essuie avec un linge neuf et rude , afin d’emporter l’écorce, on les coupe par tranches , on les fait bouillir sept à huit minutes dans environ deux kilogr. d’eau , on sépare les racines delà décoction, on ajoute la cassonnade, on clarifie le tout avec quelques biancs

m

d’oeufs et on fait cuire fusqu’à consistance convenable \ ayant soin d’écumer. On passe le sirop au travers d’un blanchet, lorsqu’il est clair et suffisamment cuit.

Il faut avoir attention de ne pas faire bouillir trop long-,tems les racines de guimauve , parce qu’elles fournissent un mucilage considérable qui rendrait ce sirop trop visqueux , sans augmenter sa Vertu.

PASTILLES D’IRIS.

Iris de Florence en poudre. . / , ,

,, , >de chaque 8 grammes.

Gomme arabique blanche. . . V x D

Réglisse en poudre fine . 24

Sucre en poudre . y5o

Mucilage de gomme adragant à l'eau de

fleurs d'oranger. . . S. Q.

F. S. l’art.

PASTILLES DE VANILLE.

Vanille en poudre très fine . 23 grammes.'

Sucre en poudre . . 125

Mucilage de gomme adragant. . . S.Q.

On mêle selon l’art , pour former une pâte que l’on étend également et que l’on partage en lamelles rondes ou carrées , du poids d’un demi gramme.

Ces différentes opérations seront exécutées et présentées au Jury Médical du département de l'Eure, par François LES AULX-; D’ANCREVILLE , natif de Mamers , Département delà Sarthe; Jean-François REGIS-LAFFON, natif de V ille franche , Dépar¬ tement, de la Haute-Garonne , et Pierre - Louis - Clament MAZURIER , natif de Vernon , Département de /’ Eure.

PROGRAMME J;

DES OPÉRATIONS

CHIMIQUES ET PHARMACEUTIQUES,

PROPOSÉES

PAR LE JURY MÉDICAL

DU DÉPARTEMENT DE SEINE ET OISE,

POUR RÉCEPTION DE PHARMACIEN.

A VERSAILLES,

Citez I. Jacob , Fils, Imprimeur de la Préfecture, de la Mairie, du Jury médical, etc., avenue de St.-Cloud, n.° 3.

Octobre i8:5.

J Ü R Y MÉDICAL

DU DÉPARTEMENT

DE SEINE ET OISE.

M. Chaussier , Professeur de la Faculté de Médecine de Paris , Commissaire-Président des Jurys de Médecine , Chevalier de la Légion d’Honneur , Médecin en chef de ï Hospice de la Maternité et de l’École Polytechnique , etc.. Président du Jury.

M. Texîer , Docteur èh Médecine , Chevalier de la Légion - d’Honneur et de S é-TVladimir de Russie , Médecin en chef de l’Hospice royal , à Versailles.

M. Voisin, Docteur en Chirurgie , Chevalier de la Légion- d’ Honneur , Chirurgien-Major de la Compagnie des Gen¬ darmes de la Garde du Roi, Chirurgien en chef de l’Hospice royal , à Versailles.

M. Colombot . A

M. Cizos . C Pharmaciens , à Versailles.

M. Frémy. . i . . .J

M. Gallot, Pharmacien , à Étampes.

OPÉRATIONS

CHIMIQUES ET PHARMACEUTIQUES,

PROPOSÉES

PAR LE JURY MÉDICAL.

TABLETTES ou PASTILLES AD CITRON.

Sucre blanc, 5oo grammes ; Eau, suffisante quantité -, faire cuire le sucre en consistance d’électuaire mol , d’autre part on a un oleo-saccharum préparé avec une portion de sucre que l’on frotte sur l’écorce de citron, et on a aussi du sucre granulé , et lorsque le sucre a la consistance indiquée , on y ajoute le sucre aromatisé et le sucre granulé jusqu’à ce que ^e mélange se brise ; remettez sur un feu doux ; faites les pastilles par le moyen du poêlon à manche et à long bec ; vous faites tomber les gouttes sur u<n papier uni , étendu sur un marbre, en vous servant de l’aiguille ou de la spatule d’argent.

Ces sortes de pastilles doivent toujours se conserver dans un lieu sec.

INFUSUM VINEUX D’OPIUM COMPOSÉ,

Ou Laudanum liquide de Sydenham.

Opium choisi. . 33 gramm.

Safran gatinois . gramm.

(4)

Canelle . . . )

Girofles. . . } de chaïUe ' ' ' ' 2 S^m.

Yin d’Espagne . . 1245 gramm.

Après avoir coupé l’opium en petites tranches , concassé la canelle, le girofle, on incise le safran; on met le tout dans un bocal ;'on y ajoute le vin et on laisse infuser à froid pendant une quinzaine de jours, en agitant de temps en temps : puis on passe et on filtre la liqueur, que l’on conserve pour l’usage.

EXTRAIT D’OPIUM.

Opium choisi coupé en petits morceaux. . 1 partie.

Eau . . 8 parties.

On verse d’abord sur l’opium une petite quantité d’eau pour l’amollir , et après clouze heures de repos, on y verse peu à peu le restant de Peau , en pilant et triturant jusqu’à çe que l’opium soit entièrement délayé, alors on laisse re¬ poser le mélange pour en séparer les fèces ; on filtre la liqueur, puis on fait évaporer jusqu’à consistance conve¬ nable.

CÉRAT AMYGDALIN.

Cire blanche . . 77 gram.-

Huile d’amandes douces récente . 245 gram.

Faites fondre à la chaleur du bain-marie; coulez ce mé¬ lange liquide dans un mortier de marbre échauffé avec de

(5)

l’eau bouillante ; agitez circülairemént avec un pilon de bois pareillement échauffé , jusqu’à ce que le cérat soit tout-à-fait refroidi et bien uni dans ses molécules divisées. Alors on introduit dans ce cérat l’eau de fleurs de roses ou de l’eau distillée, i84 grammes, qu’on ajoute peu à peu.

D’autres laissent refroidir le mélange , le ratissent ensuite avec une spatule d’ivoire et introduisent l’eau dans ce cérat avec les soins ci-dessus détaillés.

EMPLATRE D’OXYDE DE PLOMB ET DE ZINC , Communément diapalm &.

Oxyde de plomb demi-vitreux. . )

Huile d’olives . > de cbaq. 5oo gram.

Graisse de porc purifiée. . . . . J

Sulfate de zinc. . . . . 8 gram.

Cire blanche . 92 gram.

On met toutes ces substances dans une bassine de cuivre avec un peu d’eau; on fait bouillir en agitant continuel¬ lement le mélange avec une spatule de bois, et en ajoutant de temps en temps un peu d’eau bouillante , afin que le mélange ne brûle pas; on reconnaît que l’emplâtre est cuit à des petites bulles qui s’élèvent en l’air et qu’il se laisse facilement malaxer entre les doigts ; alors on ajoute la cire blanche coupée par petits morceaux et le sulfate de zinc dissous dans une petite quantité d’eau ; on laisse le mélange sur un feu doux jusqu’à ce que l’humidité soit évaporée , après quoi laissez refroidir ; malaxez et réduisez en mag- daléons.

(6 )

On a donné à cet emplâtre le nom de diapalme , parce qu’on le préparait avec l’huile de palmier ; d’autres disent que cette de'nominaïion vient de la spatule qui était de bois de palmier, avec laquelle on agitait l’emplâtre pendant $a cuite.

POTASSE CAUSTIQUE,

Pierre a Cautere.

On prend poids égal de potasse et de chaux vive ; on met l’une et l’autre dans une marmite de fer; on y verse une suffisante quantité d’eau, et on fait bouillir ce mélange pendant environ demi - heure ; on coule ensuite à travers une toile serrée et fixée sur un châssis; puis après avoir nettoyé la marmite , on fait évaporer jusqu’à siccité la liqueur filtrée; alors on la met dans un creuset placé au milieu- des charbons, et lorsqu’elle est parvenue à un état de fluidité visqueuse, oléiforme, onia coule sur des plaques de cuivre échauffées; enfin, lorsqu’elle est devenue solide, on la brise en petits morceaux, et on l’enferme dans des flacons secs et bien bouchés.

ACÉTATE DE POTASSE,

Terre foliée de Tartre.

On fait dissoudre une quantité de potasse blanche, du commerce, dans suffisante quantité d’eau; on filtre, on sature le solutum avec le vinaigre, distillé bien clair, et on met

( 7 )

à évaporer dans une bassine d’argent ou un vase de por¬ celaine; lorsque la liqueur et prête à bouillir, on ajoute du vinaigre distillé en quantité suffisante pour que le vinaigre soit sensible au goût ; on en remet pendant l’évaporation pour que l’acide soit dominant ; on évapore jusqu’à pelli¬ cule, et on laisse refroidir jusqu’au lendemain , pour laisser cristalliser les sels étrangers qui se trouvent dans la potasse du commerce ; on décante, on ajoute du vinaigre distillé, et on évapore jusqu’à fusion aqueuse ; alors on plonge promp¬ tement dans la liqueur une spatule d’argent, pour retirer à chaque fois des portions d’acétate de potasse, qui se for¬ ment en lames, et qu’on projette sur les bords de la bassine.

On obtient, par ce moyen, de l’acétate de potasse blanc, saturé, et qui devient très-blanc, exposé aux rayons du soleil pendant quelques jours.

ÉTHER ACÉTIQUE,

Suivant le procédé de M. Duroziez, Pharmacien de Paris.

On prend parties égales d’acide sulfurique concentré , et d’alcool à 37 degrés ; l’appareil est le même que pour l’éther sulfurique ; on introduit dans la cornue une double quan¬ tité d'acétate de cuivre en poudre ; on verse peu à peu , par la tubulure, le mélange d’acide sulfurique et d’alcool , et on conduit l’opération jusqu’à ce qu’on ait obtenu les quatre cinquièmes de l’alcool qu’on a employé ; ensuite on rectifie le premier produit sur une petite quantité de potasse , dis¬ soute dans une très-petite quantité d’eau distillée.

(8)

OXYDE RODGE NITRATÉ DE MERCURE,

Ou Précipité rouge.

Pour faire cette opération, on fait évaporer jusqu'à siccité le dissolutum nitrique de mercure -, on pulvérise la masse restante dans un mortier de verre -, on la place dans plusieurs matras, ou fioles à médecine, que l’on place sur un bain de sable, et que l’on chauffe par degrés, jusqu’à ce que la matière devienne d’une couleur jaune orangée en dessus j on pulvérise ensuite la masse rouge que l’on con¬ serve pour l’usage.

Ces différentes Préparations seront exécutées et présentées au Jury médical du Département de Seine et Oise, par Jean Candebat, natif d’ Aureilhan , Département des Hautes - Pyrénées , y demeurant.

N.» xr.

PROGRAMME

DES OPÉRATIONS

CHIMIQUES ET PHARMACEUTIQUES,

PROPOSÉES

PAR LE JURY MÉDICAL

DU DÉPARTEMENT DE SEINE ET OISE,

POUR RÉCEPTION DE PHARMACIEN.

A VERSAILLES,

Chez Jacob, Fils, Imprimeur la Pre'fecture, de la Mairie, du Jury médical, etc.. Avenue de S.-Cloud, N.° 3.

Octobre i8i5.

JURY MÉDICAL

DU DÉPARTEMENT

DE SEINE ET OISE.

M. C-haussier , Professeur de la Faculté de Médecine de Paris, Commissaire - Président des Jurys de Médecine , Chevalier de la Légion d’ Honneur , Médecin en chef de l’Hospice de la Maternité et de l’École Polytechnique , etc. , Président du Jury.

M. Texier, Docteur en Médecine, Chevalier de la Légion- d’ Honneur et de Sé-Wladimir de Russie , Médecin en chef de l’Hospice royal, à Versailles.

M. Voisin, Docteur en Chirurgie, Chevalier de la Légion- d’ Honneur , Chirurgien-Major de la Compagnie des Gen¬ darmes de la Garde du Roi , Chirurgien en chef de l’Hospice royal, à Versailles.

M. CoLOMBOT .

M. Cizos . V Pharmaciens, à Versailles.

M. Frémy . j

M. Gaxlot, Pharmacien à Etampes.

OPÉRATIONS

CHIMIQUES ET PHARMACEUTIQUES,

PROPOSÉES

PAR LE JURY MÉDICAL.

EAU DISTILLÉE ET EXTRAIT DE SASSAFRAS.

On met dans la cucurbite d’un alambic , ou mieux en¬ core dans une cornue de verre , 1,000 grammes de sassafras odorant, haché, coupé en petits morceaux; on verse dessus <3,ooo grammes d’eau distillée ou de rivière , et on laisse infuser à la température de l’atmosphère pendant quelques heures ; puis après avoir luté les jointures de l’appareil, on procède à la distillation, en se bornant à retirer t,ooo grammes d’une eau odorante légèrement laiteuse , que l’on conserve pour l’usage.

On prend ensuite ce qui reste dans la cucurbite de l’a¬ lambic , on passe à travers un tamis, on filtre, et on fait évaporer s. a. la colature jusqu’à consistance molle propre à former des pillules, dont on déterminera exactement la quantité.

SIROP DE SASSAFRAS.

Eau distillée de sassafras., . . . 3oo grammes.

Sucre blanc concassé.. . . 56o

On met ces deux substances dans un ballon de verre

(4)

que l’on bouche avec un parchemin percé de deux ou trois trous d’épingles; puis on plonge le ballon dans un bain- marie rempli d’eau chaude , jusqu’à la parfaite solution du sucre, et lorsque le mélange est refroidi on le coule dans des bouteilles bien sèches.

PASTILLES DE MENTHE, dites ANGLAISES.

Sucre royal pulvérisé . a.5o grammes.

Huile volatile de Menthe . 4

Gomme adraganl . 3

Eau de Menthe . s. q.

On mêle exactement le sucre avec l’huile de menthe ; on fait , avec la gomme adragant et l’eau de menthe , un mu¬ cilage épais, puis on forme, du tout, une pâte ferme que l’on étend et que l’on divise en rondelles.

N. B. Il faut employer peu d’eau pour faire le mucilage, parce que ces pastilles doivent être dures.

EAU D’AMANDES AMÈRES ALCOOLISÉE.

( Pharm. Borussica. )

Amandes amères . iooo grammes.

Alcool rectifié . 62

Eau de rivière. . . . 3ooo

Distiller dans une cornue de verre , en se bornant à re¬ tirer 1200 grammes d’eau.

(5)

EXTRAIT D’ARNICA.

( Pharm . B or us s. )

Fleurs d’arnica . 5oo grammes.

Alcool . . 75o

Eau de rivière . 2000

Faire infuser pendant douze heures , à la température de l’atmosphère , en agitant de temps en temps, passer avec expression, puis distiller pour retirer l’alcool; et lorsque l’appareil est refroidi, on filtre la liqueur qui reste dans la cucurbite de l’alambic , et on fait évaporer s. a. jusqu’à consistance d’extrait mol dont on aura soin de déterminer exactement la quantité obtenue.

SAVON ACÉTIQUE ÉTHÉRÉ.

( Journal de Méd. Fèv. i8i5.).

Savon animal . 6 grammes.

Ether acétique . 3i

Faire dissoudre le savon dans l’éther, à la chaleur du bain-marie, et filtrer.

SAVON ETHÉRÉ CAMPHRÉ (ilid). Baume acétique camphré.

Savon animal . . 4 grammes.

Camphre . 4

Huile volatile de thym . xo gouttes.

Ether acétique. . . . 3i grammes.

Mêler dans un flacon et exposer à la température du bain- marie jusqu’à parfaite solution , et filtrer.

EMPLATRE GRAS DE PLOMB,

Communément onguent brun , oxide la Mère, onguent émollient , Saviard ; Unguentum fuseum.

Graisse de porc . .

Beurre frais, fondu et purifié.

Suif de mouton .

Cire jaune... . '. .

Oxyde de plomb demi-vitreux

Huile d’olives. . .

On met dans une bassine, sur le feu, la graisse, le beurre, le suif, l’huile , et on les y laisse jusqu’à ce qu’ils commencent à fumer, c’est-à-dire, jusqu’à ce que, parla chaleur , ces substances éprouvent un commencement de décomposition j alors on. y ajoute, peu à peu et par parties, l’oxyde de plomb, qui doit être réduit en poudre très-fine , bien desséché et même un peu chauffé , pour éviter le boursouflement^, et ne pas retarder la combinaison ; on agite continuellement la matière jusqu’à ce qu’elle ait acquis une couleur brune noirâtre ; puis on retire la bassine du feu, on y met la cire coupée en petits morceaux; on agite jusqu’à ce qu’elle soit liquéfiée; enfin, on coule cet emplâtre dans des carrés de fort papier.

N. B. Pour mieux mélanger l’oxyde de plomb avec les graisses chaudes, on met cet oxyde dans un tamis que l’on

i de chaq. 2.44 gram.

( 7 )

place au-dessus de la bassine , et que l’on secoue doucement et par intervalles.

EMPLATRE GRAS DE PLOMB,

Avec l’huile de Ricin.

Graisse de porc préparée .....

Suif de mouton . . .

Blanc de baleine .

Huile de ricin .

Cire jaune . .

Oxyde de plomb demi-vitreux..

Huile d’olives . 4oo

Procéder à cette préparation comme pour la préparation de l’emplâtre communément nommé Onguent de la mère.

EMPLATRE GRAS DE PLOMB,

Avec l’huile de Cacao.

Graisse de porc préparée . \

Beurre frais, fondu et purifié. . . j Huile sébacée de cacao . [

Suif de mouton . > de chaï- 200 S"™-

Cire jaune . 1

Oxyde de plomb demi-vitreux. . )

Huile d’olives . 4oo

Procéder comme ci-dessus, en observant les différences qui pourraient se présenter dans le cours de l’opération , ainsi que dans ses résultats.

Ces différentes Préparations seront exécutées et présentées au Jury médical du Département de Seine et Oise , par Jean Le Doyen , natif de Dalinenesche , département de l’Orne , et y demeurant.

de cbaq. 200 gram.

A- r. 'r . . ' *.

•Uj'.y . '.’A.i : ;

PROGRAMME .

DES OPÉRATIONS

CHIMIQUES ET PHARMACEUTIQUES,

PROPOSÉES

PAR LE JURY MÉDICAL

DU DÉPARTEMENT DE SEINE ET OISE ,

POUR RÉCEPTION DE PHARMACIEN.

A VERSAILLES,

Chez I. Jacob, Fils aîné. Imprimeur de la Préfecture, de la Mairie, du Jury médical, etc.. Avenue de S.-Cloud, n.° 3.

Octobre i8i5.

JURY MEDICAL

DU DÉPARTEMENT

DE SEINE ET OISE.

M. Chàtjssier , Professeur de la Faculté de Médecine de Paris, Commissaire -Président des Jurys de Médecine, Chevalier de la Légion d’ Honneur , Médecin en chef de F Hospice de la Maternité et de V École Polytechnique , etc.. Président du Jury.

M. Texier, Docteur en Médecine, Chevalier de la Légion- d’ Honneur et de S S-LVladimir de Russie, Médecin en chef de l'Hospice royal, à Versailles.

IL Voisin, Docteur en Chirurgie, Chevalier de la Légion- d’Honneur , Chirurgien-Major de la Compagnie des Gen¬ darmes de la Garde du Roi , Chirurgien en chef de l’Hospice royal, à Versailles.

M. COLOMBOT . )

M. Cizos. . . Pharmaciens, à Versailles.

M. Frémt . )

M. Gallot, Pharmacien, à Étampes.

■■H I . . . lin II . . . . . . .

OPÉRATIONS

CHIMIQUES ET PHARMACEUTIQUES,

PROPOSÉES.

PAR LE JURY MÉDICAL.

SIROP DE TOLU,

Suivant le procédé de M, Frémy. ( Bul. de ph. )

On fait dissoudre 3a grammes de baume de tolu dans la plus petite quantité d’alcool, à 3o degrés ; on triture ce solutum avec 4°o grammes de sucre de la plus grande pureté , et cette opération doit être faite avec beaucoup de soin; d’autre part, on agite un blanc d’œuf dans gram. d’eau pure ; puis on met le tout dans un vase d’ai'gent , et on chauffe jusqu’à l’ébullition, ce qui suffît pour volatiliser l’alcool , employé pour dissoudre le baume -, on passe à la chausse, et on obtient ainsi un sirop incolore , très-beau, très- suave.

INFUSUM ALCOOLIQUE DE TOLU,

Ou Teinture de baume de Tolu.

Baume de tolu . . 200 gram.

Alcool à 3o degrés . . . 5oo

Infuser, s. a., à une douce chaleur , puis filtrer et con¬ server pour l’usage.

(4)

PASTILLES DE T O L U.

Sucre très-blanc en poudre . 3oo gram.

Infusum alcoolique de tolu . 3

Gomme adragant en poudre . a

Suc dépuré de limons . s. q.

Après avoir exactement mêlé le sucre avec la gomme , on y ajoute l’infusum alcoolique de tolu; puis on y verse, peu à peu , du suc de limons pour faire une pâte lisse homogène, que Ton divise en rondelles ou en carrés du poids d’un gramme.

SUCRE AU BAUME DE TOLU,

Ou tablettes de baume de Tolu.

On met dans un poêlon . d’argent et à bec, i5o gram. de sirop de tolu, et on le fait cuire promptement jusqu’à ce qu’il forme le filet; on l’agite avec une spatule pour déterminer, et en même temps troubler la cristallisation; et alors on le coule, sur un marbre,, légèrement couvert de sucre en poudre , ou ce qui est plus ordinaire, et en même temps plus agréable , on le coule par gouttes que l’on fait successivement tomber, par le bec du poêlon , sur le marbre couvert de sucre.

(5)

EMPLATRE D’OXYDE DE PLOMB AVEC L’HUILE DE CACAO.

Huile sébacée ou beurre de cacao . 200 gr.

Oxyde de plomb demi-vitreux. . . . . too

Eau de rivière . s. q.

Après avoir porpliyrisé l’oxyde de plomb, on le mettra dans une bassine avec l’huile sébacée de cacao et une cer¬ taine quantité d’eau ; on placera la bassine sur un fourneau allumé , et on entretiendra la chaleur en remuant conti¬ nuellement le mélange jusqu’à ce qu’il ait acquis la con¬ sistance d’emplâtre. ^

En faisant cette opération , le récipiendaire en observera les phénomènes -, il aura soin d’entretenir dans la bassine une certaine quantité d’eau , il en recueillera le restant , et le présentera au Jury médical.

SAVON D’HUILE DE RICIN.

Huile de Ricin . 3 parties.

Soude caustique . . 1 partie

On procède au mélange de ces deux substances dans un mortier de marbre ou de porcelaine , en triturant pendant plusieurs heures ; lorsqu’il commence à s’épaissir, on le

1 0 ->

coule dans des moules de fer-blanc ou dans des capsules de papier et on l’expose à l’air j on obtient ainsi , avec le temps , un savon ferme , compact , qui a une couleur blanchâtre, demi-transparente, et qui conserve l’odeur par¬ ticulière à l’huile de ricin.

PRÉPARATION DE LA FÉCULE VERTE DES PLANTES.

On prend une grande quantité d’épinards frais , dans toute leur vigueur , environ 6000 grammes ; on les pile dans un mortier de marbre , et on exprime fortement la masse pour en tirer le suc ; on met aussitôt ce suc dans une bassine , pour le porter à l’ébullition j alors on filtre la liqueur sur un linge garni d’un papier gris ; et lorsqu’elle est entièrement passée , on fait sécher le filtre à l’étuve , on en détache la masse féculente qu’il a retenue , et on la réduit en poudre fine , que l’on conserve dans un bocal sec et bien bouché.

SOLUTUM ALCOOLIQUE DE LA FÉCULE VERTE.

Fécule verte de l’épinard , sèche et pulvérisée. 16 gr. Alcool à a5° . . . xooo

Infuser dans un vase clos , pendant vingt-quatre ou trente heures , à une douce chaleur , en agitant de temps en temps ; puis filtrer.

(7)

SOLUTUM DE LA FÉCULE VERTE DANS LES HUILES VOLATILES.

Huile volatile

de chaque ... . 32 gram.

- de thym . )

Fécule verte de l’épinard, sèche et pulvérisée. 32

Infuser s. a. à une douce température pendant vingt- quatre heures , passer par un linge avec expression , puis filtrer et conserver pour l’usage.

COLORATION DE LA GRAISSE PAR LA FÉCULE VERTE.

Solutum de la fécule verte par les huiles volatiles . 32 gr.

Graisse de porc purifiée . igo

On fait liquéfier la graisse à une douce température , on la retire du feu , et lorsqu’elle est presque froide ; on y ajoute et on y mêle exactement le solutum de fécule par l’huile volatile.

COLORATION DES HUILES FIXES PAR LA FÉCULE VERTE.

Solutum de la fécule verte par les huiles volatiles . 32 gr.

Huile d’olives

igo

(8)

Infuser s, a, à une douce température , clair.

puis tirer au

JY, B. Le récipiendaire essayera la même coloration aveç l’huile sébacée ou beurre de cacao,

Ces différentes Préparations seront exécutées et présentées au Jury médical du Département de Seine et Oise , par Pascal-Benjamin SiuotteAu, natif de Giseux , département d’Indre et Loire , domicilié dans le département de Seine et Oise,

N. i3.

PROGRAMME

DES OPÉRATIONS

CHIMIQUES ET PHARMACEUTIQUES,

PROPOSÉES

PAR LE JURY MÉDICAL

DU DÉPARTEMENT DE SEINE ET OISE,

POUR RÉCEPTION DE PHARMACIEN.

A VERSAILLES,

Chez I. Jacob, Fils, Imprimeur de la Préfecture, de la Mairie, du Jury médical, etc., avenue de Saint-Cloud, n.° 3.

Octobre i8i5.

J U*R Y DIC AL

DU DÉPARTE ME N|T

DE SEINE ET OISE.

M. C haussier, Professeur de la Faculté de Médecine de Paris, Commissaire -Président des Jurys de Médecine, Chevalier de la Légion d’ Honneur , Médecin en chef de , l’Hospice de la Maternité et de l’Ecole Polytechnique , etc., Président du Jury.

M. Texier , Docteur en Médecine , Chevalier de la Légion- d’ Honneur et de S é-Wladimir de Russie, Médecin en chef de l’Hospice royal , à Versailles.

M. Voisin, Docteur en Chirurgie , Chevalier de la Légion- d’ Honneur , Chirurgien-Major de la Compagnie des Gen¬ darmes de la Garde du Roi , Chirurgien en chef de l’Hospice royal , à V ersailles.

M. Colombot .

M. Cizos . y Pharmaciens , à Versailles.

M. Frémï. . J

M. Gallot, Pharmacien , à Étampes.

OPÉRATIONS

CHIMIQUES ET PHARMACEUTIQUES,

PROPOSÉES

PAR JURY MÉDICAL.

SIROP DE RAIFORT COMPOSÉ, Communément anti-scorbutique.

Racines fraîches de raifort sauvage I Feuilles fraîches de cochlearia . . I

- - de cresson . , . > de chaq. 5oo gram.

- - - - de becabunga . I

Oranges amères ou bigarades. . J

Canelle de Ceyjan. . 16

Yin blanc généreux . 2000

Sucre blanc . s. q.

On met dans une cucurbite d’étain le vin blanc , les bi¬ garades coupées en tranches , et on y ajoute successivement les racines de raifort coupées en tranches -, puis les plantes mondées et légèrement contusées ,• enfin la canelle ; on adapte aussitôt à la cucurbite son chapiteau, et on procède, selon l’art, à la distillation, en se bornant à retirer 700 gr. d’un liquide alcoolique , d’une odeur pénétrante , d’une couleur lactescente, dans lequel on ajoute suffisante quan¬ tité de sucre pour en faire un sirop,, à la simple chaleur du bain-marie.

(4)

D’autre part , on prend ce qui reste dans l’alambic ; on 'exprime fortement ; on décante, on filtre, et avec suffi¬ sante quantité dq sucre on en forme un second sirop ; et lorsque ces deux sirops sont à demi-i'efroidis on les mé¬ lange , et on conserve pour l’usage.

Nota. Il serait à désirer que l’on fit la distillation des plantes dans un alambic, ou une cornue de verre.

PASTILLES DE MACIS.

Macis . . 12 gram.

Sucre blanc . 3oo

Mucilage de gomme adragant . s. q.

On réduit le macis en poudre très-fine, en le pilant avec une portion du sucre ; on le mélange ensuite avec le res¬ tant du sucre qui a été réduit en poudre , et avec le muci¬ lage de gomme adragant, on forme du tout une pâte lisse homogène, que l’on divise en rondelles.

1NFUSUM ALCOOLIQUE DE SANTAL.

Santal rouge . . . 7 . ,

> de chaque . . . . jaune ... J 1

Canelle de Ceylan . . .

Bois d’aloës râpé .

Calamus aromaticus. . }

Galanga . > de chaq . .

Absynthe . 3

Alcool . .

i3 grammes.

4

3

63

(5 )

Infuser s. a. à une douce température, pendant trente-six heures , passer ensuite avec forte expression.

PASTILLES AROMATIQUES DE SANTAL, Connues sous le nom de Cachundé,

Magnésie •*«•*). i

, . . > de chaque . 3o gram.

Ivoire brûle. . . >

Sucre de vanille . 4

Succin . 3

Macis . 2

Ambre gris. . . 7

Musc . I âe chatlUe' ' '

Huile de roses . 6 goutt.

Sucre blanc. . . . . . 123 gram.

Infusum alcoolique de santal . 60

Mucilage de gomme adragant . s. q.

Après avoir réduit en' poudre fine les substances suscep¬ tibles d’être pulvérisées , on les mêle exactement , on les humecte avec l’infusum alcoolique de santal , et on incor¬ pore le tout avec s. q. de mucilage de gomme adragant, pour en former une pâte fine , homogène , que l’on divise en rondelles et que l’on fait sécher à une douce chaleur pour ne point volatiliser les principes aromatiques qui entrent dans cette composition.

(6)

EAU DISTILLÉE D’AMANDES AMÈRES,

Amandes amères . 1200 grammes.

Eau de rivière. . 35oo

Distiller s. a. dans une cornue de verre , en se bornant t retirer 2000 grammes de liqueur.

EAU DISTILLÉE ET COHOBÉE D’AMANDES AMÈRES.

Amandes amères . . 4°° gr.

Eau d’amandes amères de la première distillation . 1 5oo

Distiller s. a. dans une cornue de verre , en se bornant à retirer 800 grammes de liqueur,

N. B. En faisant ces deux opérations , le récipiendaire recueillera l’eau qui reste dans la cornue après chacune de ces opérations ; il la passera , la filtrera , et fera évaporer convenablement jusqu’à consistance visqueuse.

PRUSSIATE DE CHAUX,

Préparé avec Veau cV amandes amères.

Eau distillée et cohobée d’amandes amères . . , . 5oogr. Chaux délayée dans l’eau en consistance de bouillie . 5o

On met ces deux substances dans un ballon , on les mêle , on les agite de temps en temps , et après douze à quinze heures de repos , on filtre à travers un papier , et on

( 7 )

conserve la liqueur dans un flacon, que l’on a soin de bien boucher et de mettre à l’abri de la lumière.

EXTRAIT DE GASCARILLE.

Cascarille concassée . 5oo grammes.

Eau de rivière . s. q.

Après avoir choisi et concassé la cascarille , on la met dans une terrine avec environ 1200 grammes d’eau fraîche, et après quelques heures d’infusion on tire la liqueur au clair -, on verse sur le résidu une nouvelle quantité d’eau que l’on laisse également infuser , ce que l’on réitère plu¬ sieurs fois , puis on réunit les colatures , on les filtre , et on procède s. a. à l’évaporation , jusqu’à consistance d’un extrait mol dont on 'déterminera la quantité que l’on aura obtenue.

SAVON DE JALAP.

( Pharm. Borus. )

Résine de jolap , de _ 3, gram

Savon médicinal, J

Alcool . s. q.

Faire dissoudre à une douce chaleur , dans l’alcool , pour filtrer et faire évaporer jusqu’à consistance de pilules.

EMPLATRE D’OXYDE DE PLOMB , AVEC L’HUILE DE RICIN.

Huile de Ricin

3oo gram.

( 8 )

Oxyde de plomb demi-vitreux. . . . . i5o gram. Eau de rivière . s. q.

On procédera à la confection de cet emplâtre, en ob¬ servant les mêmes attentions que pour la préparation de l’emplâtre ordinaire que l’on fait avec l’huile d’olives et l’oxyde de plomb.

En terminant son opération, le récipiendaire aura soin de conserver l’eau qui restera dans la bassine , et il la pré¬ sentera au Jury médical.

Ces différentes Préparations seront exécutées et présentées aie Jury médical du Département de Seine et Oise , par François-Zacharie Voisin, natif de Tessy , Département de la Manche , et y demeurant .

PROGRAMME

DES OPÉRATIONS

CHIMIQUES ET PHARMACEUTIQUES,

PROPOSÉES

PAR LE JURY MÉDICAL

DU DÉPARTEMENT DE SEINE ET OISE,

POUR RÉCEPTION DE PHARMACIEN.

A VERSAILLES,

Chez I. Jacob, Fils, Imprimeur de la Préfecture, de la Mairie, du Jury médical, etc. , avenue de St.-Cloud, n.° 3..

Octobre i8i5.

JURY MÉDICAL

_ DU DÉPARTEMENT

DE SEINE ET OISE.

M. ChAXJSSIER , Professeur de la Faculté de Médecine de Paris, Commissaire - Président des Jurys de Médecine, Chevalier de la Légion-d’ Honneur , Médecin en chef de l’Hospice de la Maternité et de l’Ecole Polytechnique , etc.. Président du Jury.

M. TexieRj Docteur en Médecine , Chevalier de la Légion- d’ Honneur et de S é-Wladimir de Russie , Médecin en chef de l’Hospice royal , à Versailles.

M. Voisin , Docteur en Chirurgie , Chevalier de la Légion - d’ Honneur , Chirurgien-Major de la Compagnie des Gen¬ darmes de la Garde du Roi , Chirurgien en chef de l’Hospice royal , à Versailles.

M. Colombot. M. Cizos . . M. Frémy . .

Pharmaciens , à Versailles.

M. Gallot } Pharmacien Étampes.

OPÉRATIONS

CHIMIQUES ET PHARMACEUTIQUES ,

PROPOSÉES

PAR LE JURY MÉDICAL.

SIROP DE RACINES DE FENOUIL COMPOSÉ, (Par Distillation et Décoction).

Racines sèches de Fenouil. . . 1 - ; - d’Ache. . . . /

- de Persil. . . > de chaq. 125 gram.

- de petit Houx. I

- d’Asperges. . . J

Eau de rivière.. . . 3ooo

On met dans la cucurbite d’un alambic les racines mondées et coupées, on verse dessus la quantité d’eau prescrite, et après quelques heures d’infusion à la température de l’at¬ mosphère, on procède à la distillation, en se bornant à retirer 245 grammes d’une liqueur aromatique , que l’on met à part pour l’usage ultérieur; on passe ensuite, sans expression, ce qui reste dans la cucurbite, et on filtre à froid.

Alors on prend 2000 grammes de sirop de sucre , on le fait cuire à la plume , et dans cet état , on y ajoute 367 grammes de la colature filtrée et 122 grammes de la

(4)

liqueur distillée , et lorsque le mélange est exact, on le laisse refroidir dans un vaisseau clos , puis on le transvase dans des bouteilles sèches que l’on conserve pour l’usage.

SIROP DE VANILLE.

Vanille en poudre . 16 grammes.

Eau de rivière . i84

Sirop simple très-blanc . 65o

On fait d’abord infuser la vanille dans la quantité d’eau prescrite, et après vingt-quatre ou trente heures d’infusion, on filtre ; d’autre part, on chauffe le sirop jusqu’à ce qu’il ait perdu, par l’évaporation, une quantité d’eau égale à celle de l’infusum de vanille ; alors on réunit les deux liqueurs et on fait un mélange exact, ce qui donne un sirop bien cuit, d’une odeur et d’une saveur agréables.

ALCOOLAT DE RAVENSARA.

Noix de Ravensara concassées. . . 1000 grammes.

Alcool à 34 degrés . 3ooo

Distiller au bain-marie pour extraire 2000 grammes d’aeool odorant.

ALCOOLAT DE RAVENSARA SUCRÉ,

OU Liqueur de Ravensara.

Alcoolat de Ravensara.

Sucre fin. . . , . , .

Eau pure. ......

de chaque 1000 grammes.

(5)

Faire fondre le sucre dans l’eau, y ajouter l’alcoolat et filtrer.

PATE DE LICHEN D’ISLANDE.

Lichen d’Islande . 5oo grammes.

Gomme arabique . 1000

Sucre . . 1 5oo

Eau de rivière . q. s.

On fait d’abord bouillir pendant quelques minutes le lichen dans 3ooo grammes d’eau, et l’on rejette ce premier décoctum ; alors on verse sur le lichen la même quantité d’eau, et on le soumet à une nouvelle ébullition , que l’on prolonge au moins une demi-heure; alors on passe avec expression , on ajoute à la colature la gomme et le sucre que l’on fait fondre à une douce chaleur ; puis on passe à travers un blanchet , et on évapore s. a. jusqu’à con¬ sistance de pâte.

EXTRAIT D’ANGÉLIQUE. ( Phar. Borus. )

Racines sèches d’angélique . 5oo grammes.

Alcool. . . >JOO

Eau de rivière . 2000

On incise , on contuse les racines d’angélique , on les met dans une cucurbite , avec l’alcool et l’eau , et on laisse infuser à la température de l’atmosphère pendant douze ou quinze heures; on passe ensuite avec expression; on met la colature dans une cornue de verre , pour en retirer l’alcool , et lorsque l’appareil est refroidi , on passe

(6)

la liqueur qui restait dans la cornue, on la filtre; puis on fait évaporer s. a. jusqu’à consistance d’extrait mol.

N. B. Le récipiendaire déterminera exactement la quan¬ tité d’extrait qu’il aura obtenue dans cette opération.

PILULES DE G A MB O GE COMPOSÉES, ou Hydragogues de Bontius.

Gamboge ou gomme gutle. . 1

Aloës citrin . > de chaq. , 2 5 gram.

Gomme ammoniaque .... J

Vinaigre blanc très- fort. , . q. s.

Pulvérisez séparément les trois gommes-résines, mêlez- les ensuite , versez dessus s. q d’acide acéteux ; faites fondre à une chaleur douce , et quand la solution sera complette , passez-la à travers un linge , placez-la sur un feu doux , et procédez à l’évaporation jusqu’à consistance de masse pilulaire.

CITRATE DE POTASSE.

Carbonate de potasse ....... 62 grammes.

Faites dissoudre dans s. q d’eau; ajoutez du suc de citron jusqu’à cessation d’effervescence, laissez reposer vingt-quatre heures, décantez, faites évaporer dans une bassine d’argent les trois quarts de la liqueur, filtrez et desséchez dans une capsule de porcelaine.

PULVÉRISATION DU PHOSPHORE.

Phosphore . i5 grammes.

Eau . 60

On met l’eau et le phosphore dans une fiole ; on chauffe jusqu’à trente degrés -, lorsque le phosphore est fondu , Sn agite continuellement la fiole jusqu’à ce qu’elle soit tout- à-fait refroidie ; on jette sur un filtre , on le comprime légè- rement entre du papier Joseph, et lorsqu’il est sec on intro¬ duit le phosphore dans un petit flacon.

EMPLATRE D’OXYDE DE PLOMB AVEC LA CIRE

JAUNE.

Cire jaune pure . 3oo grammes.

Oxyde de plomb demi-vitreux. . . . iào Eau de rivière. . s. q.

Procéder à cette préparation comme pour la confection de l’emplâtre ordinaire ou diachylon simple.

Le récipiendaire aura soin d’observer les phénomènes de cette opération ; il conservera l’eau qui restera dans la bassine et il la présentera au jury médical.

Ces différentes Préparations seront exécutées et présentées au Jury médical du Département de Seine et Oise , par Gabriel-François-Julien' Dufour - Lefebvre , ancien Phar¬ macien-major aux Armées , natif de Falaise , département du Calvados , demeurant à Saint-Quentin, département de l'Aisne.

N.° i5.

PROGRAMME

DES OPÉRATIONS CHIMIQUES ET PHARMACEUTIQUES, PROPOSÉES

PAR LE JURY MÉDICAL

DU DÉPARTEMENT DE SEINE ET OISE,

POUR RÉCEPTION DE PHARMACIEN.

Chez I. Jacob , Fils, Imprimeur de la Préfecture, de la Mairie, du Jury médical, etc., avenue de St.-Cloud, n.° 3.

Octobre i8i5.

1

JURY MÉDICAL

DU DÉPARTEMENT

DE SEINE ET OISE.

M. Chaussier , Professeur de la Faculté de Médecine de Paris , Commissaire-Président des Jurys de Médecine , Chevalier de la Légion- d’ ' Honneur), Médecin en chef de l'Hospice de la Maternité et de l’École Polytechnique , etc., Président, du Jury.

M. Texier, Docteur en Médecine, Chevalier de la Légion - d’ Honneur et de S J-Wladimir de Russie , Médecin en chef de l’Hospice royal , à V ersailles.

M. Voisin, Docteur en Chirurgie , Chevalier de la Légion- d’Honneur , Chirurgien-Major de la Compagnie des Gen¬ darmes de la Garde du Roi, Chirurgien en chef de l’Hospice royal , à Versailles.

M. Colombot .

M. Cizos. , , , i . . v Pharmaciens , à Versailles.

M. Frémy . j

M. Galxot , Pharmacien , à Étampes.

OPÉRATIONS

CHIMIQUES ET PHARMACEUTIQUES,

PROPOSÉES

PA R LE JURY MÉDICAL.

SIROP DE TOLU, Suivant un second procédé de M. Frémy.

Sucre royal. . . . . . 245 grammes.

Baume de tolu . . y

Alcool à 3o degrés S ie cll"ïue/ ' 62

Sirop simple très-blanc . . . noo

Eau de rivière . . . . . . i85

On fait d’abord infuser à une douce chaleur le baume de tolu dans l’alcool , on le mêle ensuite exactement avec le sucre qui a été réduit en poudre ; d’autre part, on met dans une bassine d’argent le sirop et l’eau prescrite dans laquelle on a battu un blanc d’oeuf, puis on y ajoute le mélange de sucre et de solutum alcoolique du baume de tolu; alors on porte le tout à l'ébullition , ce qui suffît pour volatiliser l’alcool employé; enfin, on laisse refroidir, puis on filtre avec la précaution de ne verser que sur la fin de la filtration le coagulum résineux qui se trouve dans le sirop.

(4)

TABLETTES DE TOLU ACIDULÉES.

Sirop balsamique de tolu . . i5o grammes.

Acide tartarique . ~ de g.

Eau distillée. . . . . 4

Après avoir fait fondre Facide tartarique dans la quantité d’eau prescrite , on le mêle avec le sirop dans un poêlon d’argent, et on le fait cuire promptement jusqu’à ce qu’il forme le filet -, alors on l’agite avec une spatule d’argent pour déterminer un commencement de cristallisation, puis on le verse aussitôt sur un marbre légèrement saupoudré de sucre , ou mieux encore, on le coule par gouttes que l’on fait tomber sur le marbre saupoudré de sucre.

PULVÉRISATION DE L’ÉTAIN, Suivant le procédé de M. Sangiorgio , Pharmacien de Milan.

Etain pur en feuilles minces, très-beau sucre, de chaque parties égales, triturer jusqu’à ce que le tout soit bien divisé ; passer à travers un tamis de soie très- fin et faire bouillir cette poudre dans une grande quantité d’eau distillée pour en sé¬ parer le sucre.

EXTRAIT BLANC DE RÉGLISSE.

Réglisse d’Espagne ratissée et effilée. . 1000 grammes.

Eau froide . s. q.

Faire infuser à la température de l’atmosphère pendant

(5)

vingt-quatre heures, passer et évaporer s. a. en consis¬ tance d’extrait.

EAU DISTILLÉE ET EXTRAIT DE CAMOMILLE.

Fleurs de Camomille romaine. . . 5oo grammes.

Eau . ' . s. q.

Distiller pour retirer 5oo grammes d’eau.

On prend ensuite ce qui reste dans la cucurbite, on passe avec expression, on filtre, puis on procède s. a. à l’évapo¬ ration jusqu’à consistance d’un extrait mol, dont on déter¬ minera avec soin la quantité.

SIROP DE CAMOMILLE.

Eau distillée de Camomille.. . . 370 grammes.

Sirop simple . . . 2000

On fait cuire le sirop à la plume, et alors on y ajoute, on y mêle l’eau distillée, et on laisse refroidir dans un vase clos.

ALCOOLAT DE CAMOMILLE, Communément Esprit de Camomille.

Camomille romaine. . . 245 grammes.

Alcool à 27 degrés . 1000

Eau . 1000

(«)

On met ces trois substances dans la cucurbite d’un alambic ; on laisse infuser pendant vingt-quatre heures à la tempé¬ rature de l’atmosphère , on procède ensuite s. a. à la distillation, en se bornant à retirer 1000 grammes de li¬ queur alcoolique; lorsque l’appareil sera refroidi, on passe avec expression ce qui reste dans l’alambic , on filtre la çolature , et on procède s. a. à l’évaporation jusqu’à con¬ sistance d’extrait mol, dont on déterminera la quantité.

ALCOOLAT DE CAMOMILLE SUCRÉ, Communément Elixir de Camomille.

Alcoolat de camomille» . . 1

Sucre pulvérisé très-blanc . . > de cbaq. , 5oo gram. Eau pure ... % . )

Chauffer à une très - douce chaleur jusqu’à çe que le sucre soit fondu, laisser refroidir et filtrer.

HUILE VOLATILE DE CAMOMILLE, ( Pharm. Boruss. )

Fleurs de camomille romaine . 8000 gram.

Huile volatile de cédra. . . . i5

Eau de rivière . . . , . . ... . . s. q.

On mêlera avec soin la camomille avec l’huile de cédra, de manière à ce que les fleurs en. sçiejat imprégnées autant

(7)

qu’il est possible , puis on distille , en adaptant au bec de l’alambic un récipient florentin.

L’huile , qui surnagera l’eau , a généralement une couleur bleue , et toujours une odeur de camomille très- agréable.

Ces différentes Préparations seront exécutées et présentées au Jury médical du Département de Seine et Oise , par Philippe-Nicolas Martin, natif di Abbeville , Département de la Somme, et y demeurant.

N.’ 1 6.

PROGRAMME

DES OPÉRATIONS

CHIMIQUES ET PHARMACEUTIQUES,

PROPOSÉES

PAR LE JURY MÉDICAL

DU DÉPARTEMENT DE SEINE ET OISE,

POUR RÉCEPTION DE PHARMACIEN.

A VERSAILLES,

Chez I. Jacob, Fils, Imprimeur de la Préfecture, de la Mairie, du Jury médical, etc., Avenue de S.-Cloud, N.° 3.

Octobre i8i5.

JURY MEDICAL DU DÉPARTEMENT DE SEINE ET OISE,

M. Chaussier , Professeur de la Faculté de Médecine de Paris, Commissaire- Président des Jurys de Médecine, Chevalier de la Légion d’ Honneur , Médecin en chef de V Hospice de la Maternité et de l’École Polytechnique , etc.. Président du Jury.

M. Texier, Docteur en Médecine , Chevalier de la Légion- d’ Honneur et de S .‘-Wladimir de Russie , Médecin en chef de l’Hospice royal, à Versailles.

M. Voisin, Docteur en Chirurgie , Chevalier de la Lègion- d’ Honneur , Chirurgien-Major de la Compagnie des Gen¬ darmes de la Garde du Roi, Chirurgien en chef de l’Hospice royal, à Versailles.

M. Colombot .

M. Cizos. ...... V Pharmaciens , à Versailles.

M. Frémy . J

M. Gaelot, Pharmacien à Étampes.

OPÉRATIONS

CHIMIQUES ET PHARMACEUTIQUES,

, PROPOSÉES

PAR LE JURY MÉDICAL.

EAU DISTILLÉE ET EXTRAIT DE BADIANE, ou A ni s étoilé.

Badiane choisie et concassée. . . . 5oo grammes. Eau de rivière . 4°oo

Infuser pendant quelques heures à la température de l’atmosphère , puis après -avoir bien luté les jointures de l’alambic, procéder s. a. à la distillation, en se bornant à retirer i5oo grammes de liqueur.

Lorsque l’appareil est refroidi on passe avec expression ce qui reste dans la cucurbite de l’alambic, on filtre et on pro¬ cède s. a. à l’évaporation jusqu’à la consistance d’un extrait mol dont on déterminera exactement la quantité.

SIROP DE BADIANE.

Eau distillée de badiane . 5oo grammes.

Sucre blanc . 1000

Faites fondre dans un bain-marie clos, et passez à travers un blanche t.

(4)

PULVÉRISATION DU ZINC.

On fait fondre le zinc dans un creuset que l’on a soin de bien couvrir, et lorsque le métal est dans une fusion com- plette , on le verse dans un mortier de fer que l’on a préa¬ lablement chauffé, et on triture fortement et rapidement jusqu’à ce que le métal soit refroidi ; alors on passe au tamis et on sépare les molécules les plus fines des grenailles les plus grossières.

On peut, par le même procédé, réduire en poudre le plomb , l’étain , le bismuth , etc.

SULFATE DE ZINC.

V itriolnm album , vitriolum zinci , zincum vitriolatum , sal zinci , sal vomitorium , gilla vitrioli , zincum sulphu- ricum.

Ge sel que l’on trouve dans le commerce , sous le nom de vitriol blanc, de Goslar , couperose blanche , se prépare en grand dans quelques ateliers; mais toujours il contient du fer , et pour l’usage pharmaceutique , il doit être pu¬ rifié par la solution , la filtration , la cristallisation ; on le prépare aussi directement par l’affusion de l’acide sulfurique, étendu d’eau sur du zinc en grenaille , ou sur un de ses oxydes; et on obtient par une évaporation convenable un sel pur qui cristallise en prismes , tétrahèdres terminés par des pyramides à quatre faces.

(5)

Le récipiendaire rendra compte des phénomènes de cette opération.

OXYDE DE ZINC. ( Phar. Bonus. )

Sulfate de zinc . . . 280 grammes.

Nitrate de potasse . 32

On pulvérise , on mélange ces deux substances , on les met dans un creuset que l’on chauffe fortement jusqu’à ce que le nitrate de potasse soit décomposé ; alors on fait fondre la masse dans s. q. d’eau de rivière , et on filtre ; puis on verse peu à peu dans la liqueur filtrée du sous- carbonate de soude que l’on a fait dissoudre dans suffi¬ sante quantité d’eau ,• il se forme aussitôt un précipité blanc , léger , floconeux , qu’il faut recueillir , laver , puis chauffer fortement dans un creuset , pendant quinze à vingt minutes , ou plus exactement jusqu’à ce que le précipité ne fasse plus d’effervescence avec les acides.

HUILE DISTILLÉE DE GALBANUM. (Phar. Bonus.)

Galbanum . 3oo grammes.

Eau . 2000

Distiller dans une cornue de verre à la chaleur du bain- marie , jusqu’à ce qu’on ait obtenu la moitié de l’eau em¬ ployée J puis à l’aide d’un entonnoir , on sépare l’huile qui la surnage.

(6)

GELÉE DE LICHEN D’ISLANDE.

Lichen d’Islande mondé et préparé . . 3o grammes.

Eau de rivière . 3oo

On fait cuire s. a. jusqu’à ce que la liqueur ait acquis une consistance gélatineuse -, alors on passe avec forte expression , et si la coction est suffisamment faite la colature doit se prendre, en peu de temps, en une masse tenace et tremblante .

PASTILLES DE LICHEN.

Gelée de lichen (ci-dessus indiquée). . 60. grammes.

Sucre en poudre . 240

Gomme arabique . . . 7

Gomme adragant . 5

Extrait d’opium . I

Alcoolat , ou esprit de citron .... 3o gouttes.

Tour faire s. a une masse uniforme que l’on divisera en rondelles du poids d’un demi-gramme chacune.

EMPLATRE SIMPLE D’OXYDE DE PLOMB, Emplastrum simplex , communément diachjlon simplex (1).

Oxyde de plomb demi-vitreux (litharge). 5oo gram, Ôuile d’olives. ............ 1000

Eau de rivière . . 800

(1) Cet emplâtre , imaginé par Menecrate, avait été nommé Diachylon , composé du grec chylos , suc mucilage, parce qu’alors on employait pour le préparer un décoctunt mucilagineux de lin, d’althea et de fenu grec,

( 7 )

On met dans une bassine à fond cono'ide l’oxyde de plomb préparé ; ou y versé l’huile que l’on mêle bien avec l’oxyde de plomb , et on y ajoute l’eau; puis on met la bassine sur un fourneau allumé, et l’on remue continuellement, afin de favoriser le mélange et la combinaison qui doit s’opérer; le mélange qui avait d’abord une couleur rosée , devient peu à peu gris, puis blanchâtre, acquiert plus de cpnsistance, et forme à sa surface des boursouflures ou pellicules qqi ont l’apparence savoneuse ; enfin , lorsque l’oxyde de plomb est complètement dissous , ce que l’on reconnaît par la couleur blanche de la masse, par la con¬ sistance, et parce qu’en la malaxant entre les doigts, il ne s’y attache plus, on retire la bassine du feu; on malaxe la masse emplastique , et on forme des magdaléons que l’on peut conserver dans un vase plein d’eau, ou que l’on enveloppe dans un carré de papier.

N. B. i.° Comme l’oxyde de plomb demi-vitreux que l’on trouve dans le commerce est par fois altéré avec des subs¬ tances terreuses ou du mica; que d’autres fois il contient un peu d’oxyde de cuivre ou de fer, ou de petits grains de plomb, il faut, pour obtenir un bon emplâtre, choisir avec soin l’oxyde de plomb que l’on doit employer, le laver, le porphyriser et même le traiter par la lévigation.

a.° Il importe aussi d’employer de l’huile d’olive pure, qui ne soit pas mélangée avec des huiles de lin ou de pavots.

3.° Il faut aussi avoir soin que dans la cuite , il ne manque pas d’eau, et en ajouter avec précaution, lorsqu’on s’aperçoit qu’elle est prête à manquer.

Sans ces attentions, l’emplâtre aura une couleur jaunâtre, verdâtre, et n’aura pas la consistance qu’il doit avoir.

(8)

Cet emplâtre peut servir d’excipient aux différentes subs¬ tances salines , pulvérisahles , à quelques huiles volatiles que l’on désirerait y incoi’porer pour augmenter ses propriétés ou lui en donner de nouvelles ; ainsi Mésué y incorporait de la poudre d’iris ; dâmtres y ajoutaient de l’oliban, du sang-dragon , de l’oxyde rouge de fer , du mercure ou quelques-uns de ses oxydes. Souvent le professeur Chaussier, après avoir fait malaxer cet emplâtre avec quelques gouttes d’huile volatile de thym , de spic ou de mqpthe, en fait saupoudrer la surface avec du muriate d’ammoniaque, de la myrrhe , du camphre , du tartrate de potasse antimonié , ou quelqu’autre substance saline ou aromatique, suivant l’ohjet particulier qu’il se propose dans l’application de ces sortes d’emplâtres.

Ces differentes Préparations seront exécutées et présentées au Jury médical du Département de Seine et Oise , par Charles- Adrien Dieudonné, natif de Loisemont , Département de la Somme , demeurant à Abbeville , même Département .

N." Vf.

PROGRAMME

DES OPÉRATIONS

CHIMIQUES ET PHARMACEUTIQUES,

PROPOSÉES

PAR LE JURY MÉDICAL

DU DÉPARTEMENT DE SEINE ET OISE ,

POUR RÉCEPTION DE PHARMACIEN.

A VERSAILLES,

Chez I. Jacob, Fils aîné, Imprimeur de la Préfecture, de la Mairie, du Jury médical, etc.. Avenue de S.-Cloud, n.° 3.

Octobre i8i5.

JURY MEDICAL

DU DÉPARTEMENT

DE SEINE ET OISE.

M. Chaussier , Professeur de la Faculté de Médecine de Paris , Commissaire- Président des Jurys de Médecine , Chevalier de la Lêgion-d’ Honneur , Médecin en chef de l’Hospice de la Maternité et de l’École P olj technique , etc.. Président du Jury.

M. Texier, Docteur en Médecine , Chevalier de la Légion - d’ Honneur et de S J-Wladimir de Russie , Médecin en chef de l’Hospice royal , à Versailles.

M. Voisin, Docteur en Chirurgie, Chevalier de la Légion- d’ Honneur , Chirurgien-Major de la Compagnie des Gen¬ darmes de la Garde du Roi , Chirurgien en chef de l’Hospice royal, à Versailles.

COLOMBOT .

M. Cizos .

M. Frémy .

M. Gallot, Pharmacien , à Étampes.

OPÉRATIONS

CHIMIQUES ET PHARMACEUTIQUES,

PROPOSÉES

PAR L E*J U R Y MÉDICAL.

SIROP DE RÉGLISSE.

Réglisse d’Espagne mondée. . . 12 5 grammes.

Eau de rivière . 5oo

Sirop simple . i5oo

Eau de roses . 32

Après avoir mondé, nettoyé la racine de réglisse, onia concasse soigneusement, on la met dans une cucurbite , on verse dessus la quantité prescrite d’eau de rivière et on laisse infuser à la température de l’atmosphère en agitant de temps en temps : après vingt-quatre heures d’infusion , on passe avec une légère expression , on filtre la colature et on y ajoute l’eau de roses : d’autre part on chauffe le sirop de manière à lui enlever , par l’évaporation , une quantité d’eau égale à celle de l’infusum de réglisse; alors on mêle, on remue ces deux liqueurs et on donne au mélange un léger bouillon.

PATE DE RÉGLISSE.

( Pharm . Boruss. )

Réglisse d’Espagne mondée et concassée 125» gram;

Eau froide . l5oo

(4)

Faire infuser à la température de l’atmosphère pendant douze heures , passer par un tamis et faire fondre dans cette liqueur :

Gomme arabique concassée '

Sucre blanc ....

de chaqui

5oo gram .

Passer par une étamine et laisser reposer pendant douze heures, décanter, puis faire évaporer jusqu’à ce que la liqueur soit assez dense pour être mise dans des moules de fer-blanc légèrement huilés; avant de couler on ajoute trente-deux grammes d’eau de roses , on achève la dessication dans une étuve.

Nota. Cette pâte doit avoir la consistance de la pâte de jujubes.

EXTRAIT D’ENULA CA MP AN A.

Racines d’énula campana .... 5oo grammes.

Alcool . 900

Eau . 2000

Faites infuser pendant douze heures , passez avec expres¬ sion , filtrez , puis distillez pour retirer l’alcool et faites évaporer dans une capsule jusqu’en consistance d’extrait mol dont on déterminera exactement la quantité.

VINAIGRE DISTILLÉ. ( Pharm . Boruss.)

Vinaigre. . . 2000 grammes.

Charbon en poudre lavé. . . . 5oo

Distiller à une température modérée.

ACÉTATE DE POTASSE.

Carbonate de potasse très-blanc. . 2S0 grammes.

Vinaigre distillé soigneusement. . q. s.

On dissoute carbonate dans s. q. d’eau , puis on verse ce solutum dans le vinaigre , jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’effervescence j on chauffe légèrement, et on s’assure si la liqueur est acide ; si elle ne l’était pas, on ajouterait une s. q. de vinaigre ; on fait évaporer dans une bassine d’argent, en ayant soin de conserver toujours la liqueur avec excès d’acide ; lorsqu’elle est en consistance siropeuse, on la laisse* refroidir pour séparer les sels étrangers que contient le carbonate ; on décante, et on fait évaporer par petites portions ; lorsqu’il se manifeste à la surface du liquide une légère pellicule , on la rejette sur les bords de la bassine avec une spatule d’argent, et on continue jusqu’à ce que tout le liquide soit déssécbé 5 on renferme cet acétate dans des vases bien bouchés, et dans cet état il est déjà très-blanc : il suffit de l’exposer quelques jours au soleil pour l’obtenir de la plus grande beauté.

On observe que ce n’est pas du vinaigre radical, ou acide acétique qu’il faut ajouter dans la liqueur pendant tout le temps de l’évaporation, mais du vinaigre distillé; jamais par ce moyen l’acétate n’est alcalin, très-souvent même il est acide.

EMPLATRE D’OXYDE DE PLOMB SIMPLE.

Huile d’olives . 5oo grammes.

Oxyde de plomb demi-vitreux ou

(6)

lilharge porphyrisée . u5o grammes.

Eau de rivière . q. s.

On met ces deux substances dans une bassine de cuivre avec s. q. d’eau, on porte le tout à l’ébullition, en remuant sans discontinuer avec une spatule de bois, on y ajoute de l’eau chaude de temps en temps pour remplacer celle qui s’évapore , et on retire la bassine du feu lorsque rem- plâtre est suffisamment cuit.

EXTRACTION DE L’HUILE SAPONIFIÉE, Par l’Oxyde de plomb.

Emplâtre simple , d’oxyde de plomb . . . 5oo gram.

Acide acétique . . . . q. s.

On fait d’abord liquéfier l’emplâtre dans de l’eau chaude; puis on le décomposera en y ajoutant de l’acide acétique ; on lavera soigneusement pour séparer l’acétate de plomb, et on chauffera légèrement l’huile, qu’on coulera dans une capsule de papier.

HYDRATE DE PLOMB OXYDÉ,

Acétate de plomb cristallisé . 25o gram.

Potasse pure . q. s.

On fait dissoudre l’acétate de plomb dans de l’eau dis¬ tillée ; on versera dans le solutum de la potasse pure , jusqu’à ce qu’il ne se forme plus de précipité ; on décantera ; on lavera à plusieurs reprises, et on filtrera; on portera le

< 7 )

filtre dans une étuve; enfin, on desséchera } et on réduira en poudre dans un mortier de marbre.

EMPLATRE D’OXYDE DE PLOMB,

Avec l’huile saponifiée.

Huile retirée de l’emplâtre d’oxjde de plomb. a5o gram.

Hydrate de plomb oxydé . ia5

On mettra ces deux substances dans une bassine de cuivre avec s. q. d’eau chaude, quelques instans d’ébullition suf¬ firont pour opérer la combinaison, et former l’emplâtre.

Ces différentes Préparations seront exécutées et présentées au Jury médical du Département de Seine et Oise , par Charles-Pbilbert Qüehet, natif de Rheims , département de la Marne et y demeurant.

N. 18,

PROGRAMME

DES OPÉRATIONS

CHIMIQUES ET PHARMACEUTIQUES,

PROPOSÉES

PAR LE JURY MÉDICAL

DU DÉPARTEMENT DE SEINE ET OISE,

POUR RÉCEPTION DE PHARMACIEN.

A VERSAILLES,

Chez I. Jacob, Fils , Imprimeur de la Préfecture, de la Mairie, du Jury médical, etc. , avenue de Saint-Cloud, n.° 3.

Octobre i8i5.

JURY MÉDICAL

DU DÉPARTEMENT

DE SEINE ET OISE.

M. Ciiaussier , Professeur de la Faculté de Médecine de Paris, Commissaire -Président des Jurys de Médecine, Chevalier de la Légion-d1 Honneur , Médecin en chef de l’Hospice de la Maternité et de l’École Polytechnique , etc.. Président du Jury.

M. Texier, Docteur en Médecine , Chevalier de la Légion- d’ Honneur et de Sé-Wlâdimir.de Russie, Médecin en chef de l’Hospice royal', à Versailles.

M. Voisin, Docteur en Chirurgie, Chevalier de la Légion- d’Honneur , Chirurgien-Major de la Compagnie des Gen¬ darmes de la Gàrdedu Roi, Chirurgien en chef de l’Hospice royal, à Versailles.

M. Colombot. . . .

M. Cizos . >- Pharmaciens , à Versailles.

M. Frémy . j

M. Gallot, Pharmacien, à Étampes.

OPÉRATIONS

CHIMIQUES ET PHARMACEUTIQUES,

PROPOSÉES

PAR LE JURY MÉDICAL.

SIROP ÉMULSIF DE CACAO.

Cacao caraque mondé .

90 grammes.

Cacao des îles .

3o

Vanille givrée .

25

Eau de roses . ■) ,

Eau de fleurs d’oranger. 3 60 a^ue’

20

Sucre blanc .

9

Eau de rivière . .

5oo

Après avoir choisi les cacao , on les plonge pendant deux ou trois heures dans de l’eau légèrement tiède, puis on les monde , on les dépouille de leur enveloppe membra¬ neuse ; alors on met les amandes mondées dans un mortier de marbre, on les écrase, on les pile en y ajoutant peu à peu une petite quantité d’eau fraîche et une portion du sucre ; lorsque les amandes de cacao commencent à être comminuées et à former masse , on les met sur la pierre ordinaire à chocolat, et on les broyé avec le cylindre, etfy ajoutant successivement et par portions la vanille que l’on a réduite en poudre en la pilant et tri¬ turant avec une certaine quantité de sucre , et on con-* tinue le broyement sur la pierre, jusqu’à ce que le tout soit réduit en une pâte fine et homogène; alors on re¬ porte cette pâte dans le mortier de marbre, on la pile

C 4)

de nouveau, en y ajoutant une partie du sucre et en y versant peu à peu la quantité d’eau prescrite ; puis on passe avec expression à travers un blanchet ; enfin on ajoute à la colature le restant du sucre que l’on fait fondre seulement à la chaleur du bain-marie , puis on y mélange les eaux de roses et de fleurs d’oranger.

PATE D’ACHE.

Racine d’ache. . . 25o grammes.

Eau . . i,5oo

Faire infuser à la température de l’atmosphère pendant douze heures , passer sans expression , puis faire fondre dans la colature à une douce chaleur, gomme arabique et sucre , de chaque , 5^o grammes : alors on passe par une étamine , on laisse reposer pendant douze heures , on décante , 'puis on fait évaporer jusqu’à ce que la liqueur puisse être coulée dans des moules de fer-blanc huilés ; enfin on achève la dessication dans une étuve.

Nota. Cette préparation doit avoir la consistance de la pâte de jujubes.

EXTRAIT DE CHELIDOINE.

Feuilles sèches et racines de chelidoine. i ooo grammes.

Eau bouillante . . . s. q.

On fait infuser pendant quelques heures à une douce température , puis on passe avec expression , on filtre la colature, et on procède , s. a. , à l’évaporation jusqu'à consistance molle propre à faire des pilules.

Soude caustique (ou Lessive des Savonniers).

Soude d’alicante . i,5oo grain.

Chaux vive . 800

Eau. . . cj. s.

Ôn éteint la chaux avec s. q. d’eau, on la mêle dans une marmite de fer avec la soude concassée et l’eau ; on fait bouillir le mélange jusqu’à ce que la liqueur filtrée ne précipite plus sensiblement par l’eau de chaux; on laisse reposer, on décante, on lave jusqu’à ce que la liqueur n’ait plus de saveur alcaline ; on réunit toutes les eaux de lavage , et on fait évaporer jnsqu’à 38° de l’aréomètre de Beaumé.

SAVON MÉDICINAL.

Solutum de soude caustique on lessive des savon¬ niers . . . 2S0 grammes.

Huile d’olives . 5oo

On mêle ces deux substances dans une capsule de por¬ celaine ; lorsqu’elles commencent à s’épaissir, on les coule dans des capsules de papier et on les expose à l’air.

HUILE saponifiée;

On prend 4oo grammes de savon médicinal , on le délaye , on le fait fondre dans une certaine quantité d’eau distillée , et lorsque la solution est compleile on y verse , soit de l’acide sulfurique étendu d’eau, soit du vinaigre ou un autre acide. Aussitôt l’acide s’empare de la soude du savon

(6)

et l’huile qui en formait une partie constituante nage à la surface de la liqueur : lorsque la décomposition est complelte , et après quelques instans de repos , on recueille l’huile Saponifiée , on la lave avec soin , puis on la fond à une douce chaleur et on la coule dans une capsule de papier.

EMPLATRE D’OXYDE MERCURIEL.

Huile saponifiée . ioo grammes.

Oxyde rouge par l’acide nitrique , ou

précipité rouge . 5o

On met l’huile saponifiée dans une petite capsule de grès que l’on place sur un feu très-doux ; lorsqu’elle commence à Se liquéfier, on y mêle l’oxyde de mercure , puis on y ajoute de l’eau et on entretient la chaleur en remuant continuel¬ lement avec une spatule de verre , jusqu’à ce que l’oxyde de mercure soit combiné avec l’huile saponifiée et prenne la consistance emplastique.

SAVON MÉDICINAL, AVEC L’HUILE SAPONIFIÉE.

Huile saponifiée . . 180 grammes.

Solutumde soude caustique, ou lessive

des savonniers . 70

On mélangera ces deux substances dans un mortier de marbre ou dans une capsule de porcelaine , et lorsque le mélange aura pris une consistance convenable, on le coulera dans une capsule de papier, puis l’exposer à l’air.

Nota. Le candidat observera soigneusement ce qui se passe dans cette opérai on $ il examinera sur-tout combien est prompte, dans cette, circonstance, la saponification.

( 7 )

CHARBON ANIMAL ou CHARBON DES OS.

On prend la partie la plus compacte des os de Boeuf ou de mouton, que l’on casse en petits morceaux; on en remplit un creuset_dont on lute le couvercle , en laissant seulement une petite ouverture à la partie supérieure ; ce’ creuset ainsi préparé est placé dans un fourneau de forge et chauffé graduellement jusqu’à le faire rougir ; lorsque la flamme qui est produite par la combustion des parties huileuses et gélatineuses des os a cessé , on di¬ minue l’ouverture du couvercle, on donne un bon coup de feu, il se dégage du gaz hydrogène carburé ou oxy- carburé : après avoir laissé refroidir, on délute le creuset, et on porphyrise le charbon, que l’on conserve pour l’usage.

Pour avoir ce charbon parfaitement pur et exempt de phosphate , on verse dessus de l’acide muriatique , et après douze heures d’infusion, on ajoute une certaine quantité d’eau., on fait bouillir le mélange, puis on filtre, on lave le charbon restant avec * de l’eau distillée , et on le fait sécher à l’air. {Ann. de Chim. Juillet 1811.)

DÉCOLORATION DU VIN ROUGE.

On met dans une bouteille de vin rouge 45 grammes de charbon d’os, on la bouche, on agite le mélange de temps en temps, et après deux ou trois jours, on filtre et on obtient ainsi un vin décoloré qui conserve son odeur et sa

saveur.

(8)

On peut décolorer de la même manière les vinaigres rouges } le résidu de l’éther sulfurique , les teintures de tournesol. D’après des expériences faites depuis tiès-long- temps parle Professeur Chaussier, l’alumine produit éga¬ lement la décoloration des différentes liqueurs , se charge du principe colorant, et forme une sorte de laque : ainsi, en mettant de l’alumine dans du vin rouge, dans le suc exprimé des violettes, des roses, du chou rouge, etc., non - seulement la liqueur se décolore entièrement , mais encore l’alumine reste combinée avec la matièi-e colorante , et peut ainsi être employée à divers objets d’arts -, il faut cependant remarquer que les liqueurs dé¬ colorées par ce procédé , retiennent toujours une certaine quantité d’alumine ; mais cette combinaison peut être fort utile dans quelques cas -, ainsi le suc des pétales de la rose rouge , décoloré par l’alumine , forme une eau très-odo¬ rante , peu altérable , et qui a été employée avec avan¬ tage dans le traitement de quelques maladies des yeux et des paupières.

Ces différentes Préparations seront exécutées et présentées au Jury médical du Département de Seine et Oise , par Jacques-Joseph-Gabriel Montagnier , natif d’Orléans , Dépars tement du Loiret , et y demeurant.

N-° i9*

PROGRAMME .

DES OPÉRATIONS

CHIMIQUES ET PHARMACEUTIQUES,

PROPOSÉES

PAR LE JURY MÉDICAL

DU DÉPARTEMENT DE SEINE ET OISE,

POUR RÉCEPTION DE PHARMACIEN.

A VERSAILLES,

Chez I. Jacob , Fils, Imprimeur <le la Préfecture, de la Mairie, du Jury médical, etc., avenue de St.-Cloud, n.° 3.

Octobre i8i5.

JURY MÉDICAL

DU DÉPARTEMENT

DE SEINE ET OISE.

M. Chaussier , Professeur de la Faculté de Médecine de Paris , Commissaire-Président des Jurys de Médecine , Chevalier de la gion-d’ Honneur , Médecin en chef de l’Hospice de la Maternité et de l’École Polytechnique , etc.. Président du Jury.

M. Texier, Docteur en Médecine, Chevalier de la Légion- Honneur et de S é-JVladimir de Russie , Médecin en chef de l’Hospice royal , à Versailles.

M. Voisin, Docteur en Chirurgie, Chevalier de la Légion- d’ Honneur , Chirurgien-Major de la Compagnie des Gen¬ darmes de la Garde du Roi, Chirurgien en chef de l’Hospice royal , à Versailles.

M. Colombot. . M. Cizos.

Pharmaciens , à Versailles.

M. Frémy. . j

M. G allô T , Pharmacien , à Étampes.

OPÉRATIONS

CHIMIQUES ET PHARMACEUTIQUES,

PROPOSÉES

PAR LE JURY MÉDICAL.

SIROP DE FLEURS D’ORANGER.

Eau de fleurs d’oranger . a45 grammes.

Sucre très-blanc. . 4^o

Blanc d’oeuf. . . . n.° i.

Pour avoir ce sirop bien clair , incolore , et très-suave » on y délaye un blanc d’œuf j on le met ensuite avec le sucre concassé , dans un matras à long col que l’on bouche avec un morceau de papier percé d’un trou d’épingle ; on fait ensuite fondre le sucre en plongeant le ballon dans l’eau échauffée à 70 ou 75 degrés , et lorsque le sucre est fondu et le sirop refroidi, on le passe à travers une étamine et on le conserve dans une bouteille bien bouchée.

On désigne aussi ce sirop sous le nom de (Sirupus Naphoe). Ce mot, dérivé de l’italien naufa , signifie eau odorante agréable.

PASTILLES OU MIEUX TABLETTES A LA ROSE.

Eau distillée de roses pâles. ... 61 grammes.

Huile volatile de roses . n.° 8 gouttes.

Sucre blanc . 245 grammes.

Infusum alcoolique de cochenille , suffisante quantité pour donner aux pastilles une couleur agréable.

(4)

On met dans un petit poêlon à long bec et à manche court, que l’on place sur un feu doux, 120 grammes de sucre, avec l’eau de roses pâles, et on fait cuire jusqu’à consistance d’électuaire mol ; alors on -retire du feu , et on ajoute le restant du sucre , l’huile volatile de roses et l’infusum de cochenille qu’on a primitivement mêlé ; on remue pour former un mélange exact ; lorsqu’il est fait et encore fluide, on fait tomber la matière goutte à goutte par le bec du poêlon, et à l’aide d’une spatule ou d’une aiguille d’argent sur des plaques bien sèches ou sur du papier bien tendu , . on les laisse refroidir et on les ren¬ ferme dans un bocal sec; pn a soin de les conserver dans un lieu sec,

EXTRAIT DE GENTIANE.

On prend des racines de gentiane sèches et coupées en lames bien minces, on les fait infuser dans de l’eau bouillante en prolongeant l’infusion jusqu’à ce que les racines aient fourni tout leur principe extractif; on passe ensuite l’in- fusum, on le laisse dépurer par le repos , on décante et on fait évaporer jusqu’à consistance convenable.

POMMADE et COMMUNÉMENT ONGUEJïT MERCURIEL DOUBLE.

On prend parties égales de graisse de porc préparée et de mercure purifié , on fait liquéfier la graisse , et lorsqu’elle commence à se figer, on la met sur un marbre, et avec la molette onia divise, en ajoute alors le mercure , qu’on a introduit dans une fiole à médecine , on recouvre l’orifice avec un linge serré, on secoue la bouteille ainsi

disposée sur le marbre qui contient la graisse, on agite la molette, et lorsque le mercure ne paraît plus, on rejette du nouveau mercure jusqu’à ce qu’on soit parvenu à l’y tout introduire ; on ajoute ensuite le reste de la graisse, et on continue à remuer la molette pendant quatre heures, alors l’onguent est terminé.

On abrège encore l’opération, si on emploie en com¬ mençant de la pommade de mercure préparée depuis quelque temps.

EMPLATRE D’OXYDE DE PLOMB,

Avec les gommes , ou dlachy Ion gommé.

Emplâtre simple . 5oo gram.

Cire jaune . \

Poix résine . . J de cliaq. 23

Térébenthine . )

On fait liquéfier ensemble ces matières à une chaleur modérée ; alors on ajoute les gommes résines suivantes , que l’on a préalablement réduites en poudre fine, ou qui ont été dissoutes, purifiées par le moyen du vin, et épaissies en consistance de miel.

Ammonium ou gomme ammoniaque

ïdellium .

Galbanum .

Sagapenum .

On agite le tout jusqu’à ce que le mélange soit exact ; et lorsqu’il est suffisamment refroidi , on en forme des roagdaléons. -

ACIDE ACÉTIQUE.^

Acétate de cuivre en poudre grossière, la quantité qu’on

de chaq. 16 gram.

(6)

voudra; on l’introduit dans une cornue de grès bien lutée’; on place la cornue dans un fourneau de réverbère ; on y adapte une allonge et un récipient; l’appareil monté et les luts secs , on chauffe la cornue par degrés : il passe d’abord une fluide aqueux d’une faible acidité, qu’il faut séparer en continuant la distillation et en augmentant le feu; l’acide qui distille est fort pénétrant, et prend une teinte verdâtre ; lorsque la distillation cesse , on laisse re¬ froidir l’appareil ; il reste au fond de la cornue un oxyde de cuivre de couleur brune foncée, et dans le récipient l’acide acétique qu’il faut rectifier en le distillant au bain de sable ; l’acide qu’on obtient, par cette rectification, est diaphane, incolore, d’une odeur très-vive, et susceptible de devenir concret; de prendre , par le froid, une forme cristalline.

NITRATE D’ARGENT FONDU,

ou Pierre infernale.

On fait évaporer jusqu’à siccité le dissolutum nitrique d’argent ; on prend ensuite la matière concrète , que l’on met dans un creuset de porcelaine ou de platine , et que l’on place au milieu d’un fourneau , entre les charbons ardens; la matière se liquéfie , se boursoufle , et entre dans une fusion complette ; on la coule aussitôt dans une lin- gotière échauffée et légèrement huilée , avec l’attention de frapper légèrement les parois de la lingotière , pour faci¬ liter le raproche'ment et le tassement des molécules de sel métallique ; lorsque la lingotière est refroidie , on en détache la matière qui s’y est moulée , et on l’enferme dans un flacon bien bouché.

PHOSPHATE DE SOUDE.

On prend une quantité quelconque d’os calcinés à blanc et pulvérisés , on les met dans une grande capsule de grès , on verse dessus de l’acide sulfurique, affaibli à ip dégrés ; on en ajoute une assez grande quantité pour délayer la poudre , et après avoir agité le mélange , on laisse infuser à la température de l’atmosphère pendant vingt « quatre heures ; on décante la liqueur que l’on rejette comme inutile , mais on conserve le résidu pulvérulent , pour servir aux opérations ultérieures; on lave d’abord ce résidu avec de l’eau distillée , et lorsqu’il est suffisamment des¬ séché , on verse dessus de l’acide nitrique en assez grande quantité pour en faire la dissolution.

Lorsque la dissolution est faite , on décante la liqueur, on la verse dans une cornue , en y ajoutant une certaine quantité de solutum de sulfate de soude , et on place la cornue sur un bain de sable que l’on échauffe assez for¬ tement, pour séparer l’acide nitrique et le recueillir par la distillation.

Alors on verse dans une capsule la liqueur qui reste dans la cornue , on la fait évaporer , et on sépare le sulfate de chaux qui s’y trouve encore , à mesure qu’il se précipite.

Enfin , lorsque la liqueur commence à former à sa sur¬ face une pellicule saline , on met à cristalliser , et on obtient ainsi le phosphate de soude ; pour avoir ce sel plus pur et plus beau , on le fait fondre dans de l’eau , et on pro¬ cède selon l’art à une nouvelle cristallisation.

ÉTHER SULFURIQUE.

On q>rend parties égales d’acide sulfurique à 66 dégrés.

C 8 )

alcool rectifié à 36 degrés ; on met l’alcool dans une grande cornue de verre , on y verse peu à peu , et par partie , l’acide en l’agitant avec précaution, afin que les liqueurs mêlent ; il se fait un dégagement de chaleur très-re¬ marquable. Lorsque le mélange est fait , on place la cornue sur un bain de sable échauffé , on y adapte , on y lute une allonge et un grand récipient , et on procède à la distil¬ lation , avec l’attention d’entretenir la liqueur dans une légère ébullition.

Il passé d’abord un alcool odorant, qui coule par stries oléiformes, et on Continue la distillation jusqu’à ce qu’il commence à paraître une vapeur blanchâtre d’une odeur sulfureuse. Si on veut continuer l’opération, on adapte promptement un autre récipient , et on obtient ainsi un fluide aqueux, acide, sulfureux, et une liqueur légère, huileuse , que l’on nomme huile éthérée, et communément huile douce de vin ou de vitriol. Enfin , il reste dans la cofhue la plus grande partie de l’acide sulfurique qui est dèvenu noir, et que l’on peut encore employer à une nou¬ velle préparation d’éther, mais en y ajoutant une moindre quantité d’alcool.

Pour obtenir l’éther pur , il faut rectifier le second produit de l’opération , en ÿ ajoutant un peu de carbonate de potasse ou fie l’oxyde noir de manganèse, en le distillant à 'unè très-douce chaleur, et en retirant seulement les quatre cinquièmes de la liqueur que l’on a employée.

Ces différentes Préparations seront exécutées et présentées au Jury médical du Département de Seine et Oise , par Jean- Antoine Pons , natif Toulouse , Département de la la Haute-Garonne , domicilié même Département,

PROGRAMME

DES OPÉRATIONS

CHIMIQUES ET PHARMACEUTIQUES,

PROPOSÉES

PAR LE JURY MÉDICAL

DU DÉPARTEMENT DE SEINE ET OISE,

POUR RÉCEPTION DE PHARMACIEN.

A VERSAILLES,

Chez I. Jacob, Fils, Imprimeur de la Préfecture, de la Mairie, du Jury médical, etc.. Avenue de S.-Cloud, N.° 3.

Octobre i8i5.

JURY MEDICAL

DU DÉPARTEMENT

DE SEINE ET OISE.

M. CiiAtissiÉR , Professeur de la Faculté de Médecine de Paris, Commissaire- Président des Jurys de Médecine > Chevalier de la gion-d’ Honneur , Médecin en chef de l’Hospice de la Maternité et de l’École Polytechnique , etc.. Président du Jury.

M. Texier, Docteur en Médecine , Chevalier de la Légion- d’ Honneur et de S .‘-TVladimir de Russie , Médecin en chef de l’Hospice royal, à Ver s'ailles.

M. Voisin, Docteur ren Chirurgie , Chevalier de la Légion - d’ Honneur , Chirurgien-Major de la Compagnie des Gen¬ darmes de la Garde du Roi, Chirurgien en chef de l’Hospice royal, à Versailles.

M. Colomeot . V

M. Cizos. . Pharmaciens, à Versailles.

M. Frémy . -3

M. Gàllot , Pharmacien à Étampes.

OPÉRATIONS

CHIMIQUES ET PHARMACEUTIQUES,

PROPOSÉES

PAR LE JURY MÉDICAL.

SIROP DE SAFRAN,

Sirupus croci. (Pharm. Wurtemb.)

On met dans un ballon 3o grammes de safran gâtinais , on verse dessus 3oo grammes d’eau de rivière, pu mieux encore d’eau distillée de safran ; et après avoir bouché le vase , on laisse infuser à une douce chaleur pendant vingt-quatre heures en remuant de temps en temps -, et lorsque l’infusum est refroidi , on le passe avec expression ; on filtre la liqueur, puis on y fait fondre , à la chaleur du bain-marie , près du double de son poids de beau sucre blanc.

ÉLECTÜAIRE DE SAFRAN COMPOSÉ, Communément confection d’hyacinthe. (Avicenne.)

Safran en poudre, . . . i5 gram,

Canelle. . . . . 3o

(4)

Santal citrin . j

Feuilles de dictame de Crète \ de ch. . n gram.

(origan, die.) . }

Myrrhe choisie. .-...■ . . » . 7

Terre sigillée (bol blanc de Blois) 1

Pierres d’écrevisse . > de ch. . 7

Miel de Narbonne . )

Sirop de Safran V . . 486

Après avoir pulvérisé séparément et avec soin les substances végétales et terreuses qui entrent dans cette composition, on met le safran dans un mortier de verre , on le délaye avec le sirop de safran en se servant d’un pilon de bois , et après avoir laissé ce mélange pendant trois ou quatre heures, ont y ajoute les autres substances qui ont été pulvérisées et mêlées, puis on y met le miel de Narbonne qui a été liquéfié, écumé, et on agité sans discontinuer jusqu’à ce que le mélange soit exact.

D’après Avicenne et Mésué , les anciennes pharmacopées faisaient entrer dans cette composition les hyacinthes , les topazes , les émeraudes , les rubis , les grenats , . la soie crue ; mais on les a supprimés comme inutiles à l’objet qu’on se propose; d’autres, pour la rendre complette , y ont fait entrer l’ambre et le musc ; quelques pharmacopées modernes prescrivent d’ajouter à cette composition i4» centigrammes de camphre , six gouttes d ''huile volatile de citrons , et des feuilles d’or et d’argent; mais la formule indiquée est la plus généralement adoptée et suivie. On prescrit ordinairement, pour la préparation de cet électuaire , le sirop de limons; mais ce sirop acide agit sur les pierres d’écrevisse, et pro¬ duit un gonflement, une sorte d’effervescence à la compo- sition qui altère la couleur, ce qui avait engagé quelques

(5)

pharmaciens à employer le sirop simple ou le mellitum simple que l’on appelle communément sirop de miel ; mais il vaut beaucoup mieux employer le sirop de safran.

ALCOOLAT DE FEUILLES DE LAURIER CERISE. ( Esprit de laurier cerise ).

Feuilles de laurier cerise .... 1000 grammes.

Alcool à 24 degrés. ....... i5oo

On fait infuser les feuilles de laurier cerise pendant vingt- quatre heures ,- dans le bain - marie d’un alambic , à la température de l’atmosphère ; puis on distille pour séparer 1000 grammes de liqueur -, on réserve le résidu pour en faire l’extrait alcoolique de feuilles de laurier cerise.

EXTRAIT ALCOOLIQUE DE FEUILLES DE LAURIER CERISE.

Prenez le résidu de la distillation de l’alcoolat de laurier cerise, passez sur un tamis avec expression, portez à l’é¬ bullition et coulez sur une étamine ; puis faites évaporer jusqu’en consistance sirupeuse, et terminez l’extrait au bain-marie.

N. B. Le Récipiendaire déterminera exactement la quan¬ tité d’extrait qu’il obtiendra.

(6)

INFUSUM AGÉTEUX DE CA5T0REUM COMPOSÉ ,

Acetum hjstericum.

Castoreum . 1 ,

Asafœtida . S de dMï- iS"""'

Galbanum . 8

Feuilles de rhue . 16

"Vinaigre fort . a5o

Infuser s. a. , filtrer et conserver pour l’usage.

EMPEATRE DE RÉSINE ET D’EEEMI,

E mp lâtre agglutinatif, ou d’André de la Croix , Andreœ à Cruce.

Résine jaune . a4 5 grain.

Elemi . 6a

Térébenthine de Venise. 0

}. de cbaq. . 3i

Huile de laurier . S 1

Riquéfier s. a. à un feu très-doux.

OXYDE D’ANTIMOINE HYDRO-SULFURÉ, Par la soude. (Kermès minéral.)

Sous carbonate de soude cristallisé. . 673 gram.

Sulfure d’antimoine en poudre .... 82

Eau pure . . 8000

On porte à l’ébullition dans une capsule de fer la quantité d’eau indiquée ; alors on ajoute le sous carbonate et le

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sulfure ; on entretient l’ébullition pendant une demi-heure ; on laisse déposer , puis on filtre sur une étamine , et on reçoit la liqueur filtrée dans une terrine de grès, dont on a préalablement élevé la température avec un peu d’eau ehaude qui doit rester dans le vase.

Au bout de vingt-quatre heures, on décante et on lave le kermès avec de l’eau désaérée froide -, on réitère le lavage- jusqu’à ce que la liqueur soit insipide.

On verse le kermès sur un filtre -, on comprime avec du papier Joseph , et enfin on achève la dessication dans une étuve et sans le contact de la lumière.

Le Récipiendaire tiendra rigoureusement compte de la quantité de kermès qu'il aura retiré par ce moyen.

OXYDE D’ANTIMOINE HYDRO - SULFURÉ, Par la soude. ( Kermès minéral. )

Sous carbonate de soude cristallisé. . 1876 gram.

Sulfure d’antimoine pulvérisé .... 32

Eau pure . . 8000

Cette formule ne diffère de la précédente que par la proportion de sous carbonate : cette différence est égale à la quantité d’eau de cristallisation contenue dans le sous carbonate de soude ( ) Il est important de savoir si la

soustraction de cette eau de cristallisation , qui portera le sel sec dans la proportion de 22 parties pour une de sulfure d’antimoine, donnera une plus grande quantité de kermès, et s’il aura les mêmes propriétés physiques que le pré-

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cèdent. Celle préparation demande donc toute l’attention du candidat.

Comme on recommande de décanter avant de filtrer , on pourra , dans l’une et l’autre expériences , recueillir le sulfure d’ antimoine restant au fond de la capsule, et en déterminer le poids.

SOUS CARBONATE DE POTASSE.

Nitrate de potasse Tartre blanc . . .

^ de chaq. part. égal.

Réduire en poudre , et projetter peu à peu , dans un creuset préalablement rougi; solver dans s. q. d’eau, et évaporer la solution à siccité.

OXYDE D’ANTIMOINE HYDRO- SULFURÉ, Par la potasse (Kermès minéral ).

Sous carbonate de potasse. . . . 673 grammes.

Sulfure d’antimone . 32

Eau pure. ... * . 8000

Le Récipiendaire suivra le menie procédé que pour la pré¬ paration de V oxyde d’antimoine par la soude ; il observera les phénomènes de cette opération , et en déterminera exacte¬ ment le produit.

Ces différentes Préparations seront exécutées et présentées au Jury médical du Département de Seine et Oise , par Joseph- Joachim Orange, natif de Grandville , Département de la Manche , et y demeurant .

N.° 21.

P R O G R AM M E

DES OPÉRATIONS

CHIMIQUES ET PHARMACEUTIQUES,

PROPOSÉES

PAR LE JURY MÉDICAL

DU DÉPARTEMENT DE SEINE ET OISE,

POUR RÉCEPTION DE PHARMACIEN.

A VERSAILLES,

Cbez I. Jacob, Fils, Imprimeur de la Préfecture, de laMairie, du Jury médical, etc. , avenue de St.-Cloud, n.° 3.

Octobre i8i5.

JURY MÉDICA L

DU DÉPARTEMENT

DE SEINE ET OISE.

M. Chatjssier , Professeur de la Faculté de Médecine de Paris , Commissaire - Président des Jurys de Médecine , Chevalier de la gion-d’ Honneur , Médecin en chef de l’Hospice de la Maternité et de l’École Polytechnique , etc.. Président du Jury.

M. Texier, Docteur en Médecine , Chevalier de la Légion- d’ Honneur et de S é-FFladimir de Russie, Médecin en chef de l’Hospice royal , à Versailles.

M. Voisin, Docteur en Chirurgie , Chevalier de la Légion- d’ Honneur , Chirurgieri-Major de la Compagnie des Gen¬ darmes de la Garde: du Roi, Chirurgien en chef de l’Hospice royal , à V ersailles.

M.

M.

M.

COLOMBOT. ClZOS . . . Frémy . . ,

Pharmaciens , à Versailles.

M. Gallot , Pharmacien, à Étampes.

OPÉRATIONS

CHIMIQUES ET PHARMACEUTIQUES,

PROPOSÉES

PAR LE JURY MÉDICAL.

EAU DISTILLÉE, HUILE VOLATILE ET EXTRAIT DE BOIS DE RHODES, ou ROSE,

On met dans la cucurbite d’un alambic , ou mieux encore dans une cornue de verre , 1000 grammes de bois de Rhodes odorant, haché , coupé en petits morceaux ou râpé ; on verse dessus 6,000 grammes d’eau distillée ou de rivière , et on laisse infuser à la température de l’atmosphère pendant quelques heures ; puis après avoir luté les jointures de l’appareil , on procède à la distillation , en se bornant à retirer 1,000 grammes d’une eau odorante légèrement laiteuse, chargé^ d’une quantité plus ou moins grande d’huile volatile.

On prend ensuite ce qui reste dans la cucurbite de l’a¬ lambic , on passe à travers un tamis, on filtre, et on fait évaporer s. a. la colalure jusqu’à consistance molle propre à former des pilules, dont on déterminera exactement la quantité.

SIROP DE BOIS DE RHODES.

Eau distillée de bois de Rhodes.. 3oo grammes. Sucre blanc concassé..., . 56o

(4)

On met ces deux substances dans un ballon de verre que l’on bouche avec an parchemin percé de deux ou trois trous d’épingles; puis on plonge le ballon dans un bain- marie rempli d’eau chaude , jusqu’à la parfaite solution du sucre, et lorsque le mélange est refroidi on le coule dans des bouteilles bien sèches.

INFUSUM ALCOOLIQUE DE BOIS DE RHODES.

Bois de Rhodes râpé . 60 grammes.

Alcool à 3o degrés . 3oo

Infuser s. a. à une douce température, puis tirer au clair et filtrer dans un entonnoir fermé.

ALCOOLAT DE BOIS DE RHODES.

Bois de Rhodes râpé ...... 5oo grammes.

Alcool à 3o degrés . 900

Eau de rivière . 1200

Après quelques heures d’infusion la température de l’atmosphère , distiller s. a. , en se bornant à retirer 900 grammes de liqueur alcoolique; lorsque l’appareil est démonté , passer avec expression ce qui reste dans la cucurbite de l’alambic, filtrer, puis procéder s. a à l’éva¬ poration, jusqu’à la consistance d’un électuaire mol.

INFUSUM ALCOOLIQUE D’IRIS, Eau de Violettes , Baumé.

Iris de Florence. Alcool rectifié. .

65 grammes. 5oo

(5)

Infuser pendant quelques jours à une douce température en agitant de temps en temps, puis filtrer.

GELÉE DE SALE P.

Mucilage Salep. (Ph. Boruss.)

, Salep en poudre. ........ 8 grammes.

Eau distillée bouillante. ...... 36o

On verse peu à peu l’eau sur le salep, en agitant et re¬ muant jusqu’à ce que le mélange soit intime, homogène, et qu’il ait pris la consistance d’un mucilage propre à former des pastilles.

PASTILLES D’EXTRAIT DE QUINQUINA.

Extrait sec de quinquina . 7 grammes.

Sucre blanc en poudre . 45

Huile volatile de menthe poivrée. . 1 goutte.

Mucilage de gomme adragant, préparé

avec l’eau de menthe poivrée. . . quantité suffis.

Pour former une pâte mole et homogène, que l’on divi¬ sera en rondelles du poids de 5o centigrammes.

PASTILLES DE QUINQUINA.

Quinquina en poudre très-fine .... 1 a grammes.

Canelle de Ceylan. ........ 1

Sucre blanc . . 45

Mucilage de gomme adragant ... quantité suffis.

(6)

Pour faire selon i’ârt une masse que l’on divisera en rondelles du poids de £k> centigrammes.

MAGNÉSIE CÀRBONATÉE,

Suivant le procédé de RüdiI^uff. (Bulletin de Pliarm.)

Sulfate de magnésie. . i partie.

Carbonate de potasse. ...... i partie.

>Eàü . . quantité suffis.

D’un côté , on dissout une partie du sulfate de magnésie dans quarante parties d’eaü ; de l’autre , une partie de carbonate de potasse dans douze parties d’eau , ayant soih de filtrer l’une et l’autre , afin qu’elles soient bien claires et sans dépôt : alors on chauffe la solution de sulfate de magnésie , et lorsqu’elle a acquis la température de 60 de¬ grés, on verse la solution de carbonate de potasse , qui doit également être chaude , et on en continue l’affusion jusqu’à ce qu’il ne" se forme plus de précipité; on tient ensuite le mélange environ un quart d’heure sur un feu assez fort pour le faire bouillir, puis on y ajoute pfcu à peu, et en remuant bien , cinquante à soixante parties d’eau , pour opérer la solution du sulfate de potasse qui s’est formé pendant l’opération; enfin, lorsque le précipité est formé on décante , on lave à plusieurs reprises la magnésie car- bonatée, puis on la fait sécher rapidement en l’étendant sur des briques poreuses et chauffées , que l’on place dans un four. On obtient ainsi une magnésie carbonatée qui est très-blanche, très-légère , entièrement soluble dans l’acide sulfurique, et qui ne change ni en brun ni en rouge la rhubarbe que l’on délaye dans de l’eau.

POMMADE DE ROMARIN AMMONIACÉ, Unguentum nervicum, roris mariai composilum.

( Pharm. Borus Cas. )

Graisse de porc . 92 gram.

Cite jaune . . 3i

Huile volatile de romarin. .

Carbonate d’ammoniaque . .

On fait liquéfier sur un feu très-doux la cire avec la graisse , et lorsque le mélange est à demi-refroidi , on y ajoute et on mêle exactement l’huile volatile , puis le car¬ bonate d’ammoniaque.

| de cbaq. . 16

Ces différentes Préparations seront exécutées et présentées au Jury médical du Département de Seine et Oise , par François-Louis Leclerc, natif de Gaulet , département de V Orne , domicilié dans le département du Calvados.

N.® 22.

PROGRAMME

DES OPÉRATIONS

CHIMIQUES ET PHARMACEUTIQUES,

PROPOSÉES

PAR LE JURY MÉDICAL

DU DÉPARTEMENT DE SEINE ET OISE,

POUR RÉCEPTION DE PHARMACIEN.

A VERSAILLES,

Chez I. Jacob, Fils , Imprimeur de la Préfecture, de la Mairie, du Jury médical, etc., avenue de Saint-Cloud, n.° 3.

Octobre i8i5.

JURY MÉDICAL

DÉPARTEMENT

DE SEINE ET OISE.

M. Ciiaussier , Professeur de la Faculté de Médecine de Paris, Commissaire -Président des Jurys de Médecine, Chevalier de la Légion-d’ Honneur , Médecin en chef de l’Hospice de la Maternité et de l’École Polytechnique, etc., Président du Jury.

M. Texier, Docteur en Médecine , Chevalier de la Légion- d’ Honneur et de Sé- Wladimir de Russie, Médecin en chef de l’Hospice royal , à Versailles.

M. Voisin, Docteur en Chirurgie , Chevalier de la Légion- d’Honneur , Chirurgien-Major de la Compagnie des Gen¬ darmés de la Garde du Roi, Chirurgien en chef de l’Hospice royal , à Versailles.

M. Colombot .

M. Cizos . >- Pharmaciens , à Versailles.

M. Frémy . j

M. Gàxlot, Pharmacien , à Étampes.

OPÉRATIONS

CHIMIQUES ET PHARMACEUTIQUES,

PROPOSÉES

PAR LE JURY MÉDICAL.

Avant de présenter au Jury médical le produit des dif¬ férentes opérations qui lui ont été désignées , le Récipiendaire traitera spécialement des moyens propres à faire reconnaître V arsenic mêlé , dissous ou délayé dans différentes subs¬ tances , et comme on vend indistinctement chez le plus grand nombre des épiciers, sous le nom de poudre aux mouches- ou mine de plomb, tantôt une mine arsenicale de cobalt, tantôt un oxyde noir d’arsenic , quelquefois un carbure de fer , le Récipiendaire traitera spécialement des moyens propres à reconnaître et distinguer d’une manière exacte ces différentes substances.

SIROP DE GUIMAUVE PAR INFUSION-

Racines de guimauve . 190 grammes.

Eau de rivière . 5oo

Sirop simple très-blanc . 1 5oo

Eau de fleurs d’oranger . 35

Après avoir mondé , coupé et concassé les racines sèches de guimauve, on les met dans une terrine, on verse dessus

(4)

l’eau de rivière froide , et on laisse infuser à la tempé¬ rature de l’atmosphère -, après vingt-quatre heures d’infusion, on passe avec une très-légère expression ^ sur un tamis, on filtre la colature , et on y ajoute l’eau de fleurs d’oranger j d’autre part, on fait chauffer le sirop de manière à lui enlever par l’évaporation une quantité d’eau égale à celle de l’infusum de guimauve ; alors on ajoute cet infusum au sirop, on le remue , et on porte séulemient à l’ébullition.

TABLETTES AU VINAIGRE FRAMBOISE.

Sucre fin. . . . 1000 grammes.

Vinaigre de framboises distillé. . . s. q.

Faire cuire s. a. dans un poêlon d’argent à bec, et couler à la goutte.

EAU DISTILLÉE , HUILE VOLATILE ET EXTRAIT DE SEMEN CONTRA.

Semen contra concassé . 2000 grammes.

Eau de rivière. . s. q.

On met dans la cucurbite d’un alambic le semen contra contusé avec une suffisante quantité d’eau, on adapte au col de l’alambic le récipient florentin , et on procède selon l’art à la distillation en ayant soin de cohober les premières portions de. l’eau, après en avoir séparé l’huile volatile.

On prend ensuite ce qui fige dans la cucurbite de l’alambic , on passe avec expression , on filtre la colature et on procède s. a. à l’évaporation jusqu’à consistance

d'un extrait mol dont il faudra noter exactement le1 poids.

GRAISSE OXYGÉNÉE.

Graisse de porc préparée . 1000 gram.

Acide nitrique. . . . . .

Pour faire facilement et promptement cette préparation, on pulvérise de l’acide arsénieux, on en met dans l’acide nitrique tant qu’il peut en dissoudre ; alors on fait fondre la graisse dans une terrine vernissée , et lorsqu’elle est fondue et encore chaude, on y verse l’acide nitrique, qui a été préparé comme il vient d’être indiqué.

Aussitôt que cette affusion est faite , l’acide arsénieux qui , par la combinaison , était passé à l’état d’acide arse- nique , cède à la graisse une partie de . son oxygène , redevient acide arsénieux et se précipite sur-le-champ sous forme de poudre blanche.

Lorsque cette précipitation est faite, on coule grkissé dans une capsule de papier.

Le Récipiendaire s’assurera par différens moyens si la graisse préparée par ce procédé ne contient plus d’ar¬ senic.